Caillot de sang regle: quand s'inquiéter pendant les règles
Voir un caillot de sang pendant tes règles peut être déconcertant, voire un peu alarmant la première fois. Pourtant, dans la grande majorité des cas, c'est un phénomène parfaitement normal. C'est simplement le signe que ton flux est assez abondant et que ton corps fait son travail pour évacuer la muqueuse utérine.
Mais au fait, pourquoi des caillots se forment-ils pendant les règles ?
Avoir des caillots de sang pendant ses règles, c'est beaucoup plus fréquent qu'on ne l'imagine. Plutôt qu'un signal de danger, c'est le résultat d'un mécanisme biologique bien huilé. Pour bien comprendre, il faut jeter un œil à ce qui se passe dans ton utérus.
Chaque mois, la paroi de ton utérus, qu'on appelle l'endomètre, s'épaissit pour se préparer à une éventuelle grossesse. S'il n'y a pas de fécondation, cette muqueuse se détache et est expulsée : ce sont les règles.
Le rôle des anticoagulants naturels
Pour que ce mélange de sang et de tissus puisse s'écouler sans encombre, ton corps produit naturellement des anticoagulants. Leur but ? Garder le flux menstruel le plus fluide possible. C'est une petite astuce de ton organisme pour que tout se passe en douceur.
Seulement voilà, pendant les jours de flux très abondant, le volume de sang à évacuer est parfois si important que les anticoagulants sont un peu débordés. Le sang a alors le temps de stagner un peu et de commencer à coaguler, exactement comme il le ferait pour refermer une petite coupure sur la peau.
Ce phénomène est si courant qu'une étude de 2019 a révélé que près de 54 % des femmes ont déjà remarqué des caillots durant leurs règles. La plupart du temps, elles décrivent des caillots de petite taille, ce qui confirme que c'est généralement sans gravité. Pour plus d'informations, tu peux consulter les détails de cette recherche sur la santé menstruelle.
De quoi sont composés ces caillots ?
Il est aussi utile de savoir qu'un caillot menstruel n'est pas fait que de sang pur. C'est en réalité un agglomérat de plusieurs éléments :
- Des cellules sanguines (globules rouges, plaquettes)
- Des morceaux de tissu de l'endomètre (la fameuse muqueuse utérine)
- De la fibrine et d'autres protéines qui aident à la coagulation
C'est ce mélange qui leur donne cette texture parfois un peu gélatineuse et cette couleur qui peut varier du rouge vif au brun foncé, presque noir. La couleur dépend simplement du temps que le sang a mis à être expulsé : plus il est resté longtemps au contact de l'air, plus il s'est oxydé et a foncé.
Apprendre à reconnaître un caillot de sang inquiétant
Savoir faire la différence entre un caillot de sang normal et un qui devrait t'alerter peut sembler technique, mais c'est en fait assez intuitif une fois que tu sais quoi regarder. Tout se joue sur trois critères clés : leur taille, leur fréquence et les autres symptômes que tu ressens en même temps. En apprenant à décoder ces signaux, tu seras bien mieux armée pour comprendre ce que ton corps essaie de te dire.
L'idée n'est pas de t'alarmer à la moindre petite masse gélatineuse, mais plutôt de devenir une observatrice attentive de ton propre cycle. Cette connaissance est précieuse : elle te permettra de réagir au bon moment si quelque chose change de manière significative.
Évaluer la taille de tes caillots
La taille est souvent le premier indice qui interpelle. Pour la grande majorité d'entre nous, un caillot de sang pendant les règles est petit, généralement plus petit qu'une pièce de 1 euro (soit environ 2,5 cm de diamètre). Ces petits caillots sont tout à fait normaux, surtout les jours où le flux est le plus intense.
Par contre, la situation est différente si tu commences à expulser régulièrement des caillots beaucoup plus gros.
- Taille normale : La plupart du temps, ils ressemblent à un petit pois ou une pièce de 10 centimes.
- Taille à surveiller : Quand ils commencent à approcher la taille d'une pièce de 2 euros.
- Taille inquiétante : S'ils dépassent franchement la taille d'une pièce de 2 euros, parfois jusqu'à ressembler à un petit fruit comme un abricot.
Si tu constates que tes caillots dépassent fréquemment cette limite, c'est une excellente raison d'en parler à un professionnel de santé. Cela ne veut pas dire qu'il y a forcément un problème grave, mais ça mérite une vérification.
Analyser la fréquence et le volume
La fréquence à laquelle tu expulses des caillots est tout aussi importante que leur taille. Avoir quelques caillots durant les deux premiers jours de règles, quand le flux bat son plein, c'est une chose. En avoir en continu pendant toute la durée de tes règles en est une autre.
Ce flux très abondant peut être un signe que ton corps a du mal à gérer le volume de sang, ce qui favorise la formation de gros caillots. Si la durée de vos règles s'allonge et que les caillots persistent, c'est un signal à ne surtout pas ignorer.
Ce petit visuel peut t'aider à y voir plus clair en un coup d'œil.

Comme tu peux le voir, la combinaison de gros caillots fréquents et d'une douleur intense est le signal le plus évident qu'une consultation médicale est une bonne idée.
Identifier les symptômes associés
Enfin, quand un caillot de sang est le signe d'un déséquilibre, il ne vient que rarement seul. Les autres symptômes que tu peux ressentir sont des pièces essentielles du puzzle. Sois particulièrement attentive à ces signaux d'alerte :
- Une douleur pelvienne intense : On ne parle pas de simples crampes, mais de douleurs qui te clouent au lit et que les antidouleurs habituels ne calment pas.
- Une fatigue extrême : Si tu te sens épuisée, essoufflée ou que tu as des vertiges, cela pourrait être un signe d'anémie par carence en fer, une conséquence directe de saignements trop abondants.
- Des saignements entre les règles : Aussi connus sous le nom de "spotting", tout saignement en dehors de ta période de règles mérite ton attention.
- Des pertes de sang malodorantes : Une odeur inhabituelle et vraiment désagréable peut parfois signaler une infection.
Si tu te reconnais dans une ou plusieurs de ces situations, il est vraiment temps de prendre rendez-vous. Le fait de noter précisément ces symptômes, ainsi que la taille et la fréquence de tes caillots, aidera énormément ton médecin, gynécologue ou sage-femme à poser le bon diagnostic.
Les causes médicales qui peuvent se cacher derrière les caillots
Si tu remarques que tes caillots deviennent soudainement plus gros, plus fréquents, ou qu'ils s'accompagnent de douleurs vraiment intenses, ce n'est peut-être pas juste un flux plus abondant que d'habitude. Plusieurs raisons médicales peuvent expliquer ces changements. L'idée n'est pas de t'alarmer, mais de comprendre ce qui peut se passer dans ton corps pour mieux en parler avec un professionnel de santé.
D'ailleurs, ce n'est pas un phénomène isolé. On estime qu'en France, les règles très abondantes (ce qu'on appelle la ménorragie) avec de gros caillots concernent entre 10 et 15 % des femmes. C'est un sujet qui touche donc beaucoup de monde et qui mérite qu'on s'y attarde.

Les fibromes utérins et les polypes
Pense à ton utérus comme à une petite pièce aux parois bien lisses. Parfois, des excroissances bénignes (c'est-à-dire non cancéreuses) peuvent s'y développer. Les fibromes utérins, par exemple, sont des masses de muscle qui poussent dans la paroi de l'utérus. Les polypes, eux, sont de plus petites excroissances qui se forment sur la muqueuse qui tapisse l'intérieur.
Ces "invités" agissent un peu comme des obstacles et peuvent perturber le bon déroulement des choses :
- Ils augmentent la surface de la muqueuse, ce qui veut dire plus de tissu à évacuer chaque mois.
- Ils peuvent irriter la paroi de l'utérus, provoquant des saignements plus forts.
- Ils peuvent empêcher l'utérus de se contracter efficacement pour limiter les saignements.
Le résultat ? Un flux qui devient bien plus abondant, ce qui favorise la formation d'un caillot de sang pendant les règles, souvent de taille plus importante.
L'endométriose et l'adénomyose
Ces deux pathologies ont un point commun : du tissu qui ressemble à la muqueuse utérine (l'endomètre) se retrouve là où il ne devrait pas être. Normalement, ce tissu ne tapisse que l'intérieur de l'utérus.
Quoi qu'il en soit, ce tissu "égaré" réagit aux hormones du cycle menstruel exactement comme celui qui est à sa place : il s'épaissit, puis il saigne. Cela provoque de l'inflammation, des douleurs souvent très fortes et, bien sûr, des saignements plus importants, entraînant la formation de caillots. C'est une situation complexe qui peut vraiment transformer les règles en une épreuve chaque mois.
Les déséquilibres hormonaux
Ton cycle menstruel est un ballet hormonal réglé au millimètre près, principalement par l'œstrogène et la progestérone. Si cet équilibre est rompu, c'est toute la mécanique qui peut se dérégler.
Un déséquilibre peut amener la muqueuse utérine à s'épaissir de manière excessive. Et plus cette muqueuse est épaisse, plus l'évacuation sera longue et abondante pendant les règles. Cela se traduit logiquement par un flux plus lourd et l'apparition de gros caillots.
Plusieurs choses peuvent causer ce type de déséquilibre :
- Le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) : Une pathologie hormonale très courante qui peut rendre les cycles irréguliers et l'ovulation plus rare. L'œstrogène domine, sans être contrebalancé par la progestérone.
- La périménopause : Cette période de transition vers la ménopause est un véritable yo-yo hormonal, rendant les règles totalement imprévisibles, et souvent très abondantes.
- Les troubles de la thyroïde : Une thyroïde qui travaille trop ou pas assez peut perturber tout l'équilibre hormonal du corps, y compris celui du cycle menstruel.
D'autres causes à garder en tête
En dehors de ces pathologies courantes, d'autres facteurs peuvent expliquer la présence de caillots anormaux.
Certains dispositifs intra-utérins (DIU), et en particulier le stérilet au cuivre, sont connus pour augmenter le volume des saignements et la formation de caillots, surtout dans les premiers mois suivant la pose. À l'inverse, le DIU hormonal est souvent une solution pour réduire les règles abondantes. Pour creuser le sujet, notre article sur le dispositif intra-utérin Mirena t'en dira plus.
Une fausse couche peut également se manifester par des saignements très abondants, avec l'expulsion de gros caillots et de tissus. Si tu es sexuellement active et que tes règles sont soudainement très différentes, c'est une possibilité à ne pas ignorer.
Enfin, même si c'est plus rare, certains troubles de la coagulation sanguine ou la prise de médicaments anticoagulants peuvent aussi être en cause.
Ces différentes causes sont loin d'être anecdotiques. En France, on estime par exemple que les fibromes utérins sont présents chez 20 à 30 % des femmes de plus de 35 ans, et que l'endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de procréer.
Avoir ces pistes en tête te donne des clés pour mieux comprendre ce qui t'arrive et préparer une discussion avec un médecin ou une sage-femme. Justement, l'étape suivante, c'est de savoir à quel moment il devient vraiment important de prendre ce rendez-vous.
Savoir quand il est temps de consulter un médecin
On nous dit souvent que les caillots de sang pendant les règles, c'est normal. Alors, forcément, tu peux hésiter à prendre rendez-vous pour ça, de peur d'avoir l'air de t'inquiéter pour rien. Pourtant, il est essentiel d'apprendre à écouter son corps. Certains signes ne trompent pas et méritent un avis médical, sans pour autant céder à la panique.
Se sentir un peu perdue face à ces symptômes est tout à fait légitime. D'ailleurs, tu n'es pas seule : une enquête nationale française de 2022 a révélé que 28 % des femmes ont déjà consulté pour des caillots de sang. Ce qui les pousse à le faire ? Le plus souvent, des douleurs intenses ou des règles devenues très abondantes. Pour creuser le sujet, tu peux jeter un œil aux tendances de consultation liées aux règles détaillées dans cette étude.
Les signaux qui doivent t'alerter
Alors, concrètement, comment faire la différence entre ce qui est "normal" et ce qui mérite une consultation ? Voici quelques situations précises qui devraient t'inciter à prendre rendez-vous avec ton médecin généraliste, ta sage-femme ou ton gynécologue.
- La taille des caillots : Tu expulses régulièrement des caillots plus gros qu'une pièce de 2 euros, et ce, à chaque cycle. Un gros caillot isolé, ça peut arriver, mais si c'est récurrent, c'est un indice.
- L'abondance du flux : Tes règles sont si abondantes que tu dois te lever la nuit pour changer de protection. Ou pire, tu dois la changer toutes les heures ou deux, pendant plusieurs heures d'affilée.
- La durée de tes règles : Si tes règles s'éternisent au-delà de 7 jours, surtout si le flux reste important, ce n'est pas anodin.
- Les signes d'anémie : Tu te sens constamment épuisée, essoufflée au moindre effort, sujette aux vertiges ou as le teint particulièrement pâle. Ces symptômes peuvent indiquer que tes pertes de sang sont trop importantes pour ton corps.
- La douleur intense : Il ne s'agit pas de simples crampes, mais de douleurs qui te clouent au lit, t'empêchent de vivre normalement et ne sont pas soulagées par les antidouleurs habituels.
Si tu te reconnais dans un ou plusieurs de ces scénarios, il est vraiment temps de consulter pour comprendre ce qu'il se passe.
Comment bien préparer ton rendez-vous
Pour que la consultation soit vraiment utile, un peu de préparation peut tout changer. Ton médecin aura besoin d'informations précises pour t'aider au mieux. Imagine-toi comme une détective qui rassemble des indices : plus tu lui en donneras, plus il sera facile de résoudre l'énigme.
Voici une petite liste pour t'aider à préparer ta visite :
- Note les détails sur tes caillots : Depuis quand en as-tu ? Quelle est leur taille approximative (n'hésite pas à les comparer à des objets du quotidien : un petit pois, une pièce de monnaie...) ? À quelle fréquence apparaissent-ils (juste le deuxième jour, ou pendant toutes tes règles) ?
- Essaie de quantifier ton flux : Note le nombre de tampons ou de serviettes que tu utilises par jour. Pour aller plus loin, tu peux t'aider du score de Higham, un outil tout simple qui attribue des points selon le type de protection et son degré de saturation.
- Fais la liste de tous tes symptômes : Ne t'arrête pas aux caillots. Pense à tout : la fatigue, l'intensité de la douleur (sur une échelle de 1 à 10), les maux de tête, les vertiges, d'éventuels saignements entre les règles. Chaque détail compte.
Avec toutes ces informations en main, ta discussion avec le professionnel de santé sera beaucoup plus fluide et productive. Il pourra ainsi poser des questions plus ciblées et t'orienter vers les examens les plus pertinents pour poser un diagnostic clair.
Comprendre les examens pour trouver la cause
Si la présence de caillots de sang pendant tes règles t’inquiète et que tu décides de consulter, ton médecin ou ta sage-femme voudra certainement creuser un peu pour comprendre l’origine du problème. L'idée de passer des examens peut être un peu stressante, mais chaque étape est là pour assembler les pièces du puzzle et y voir plus clair.
Le but est simple : trouver la cause pour pouvoir te proposer la meilleure solution. On commence toujours par les choses les plus simples et les moins invasives.
Les premières étapes du diagnostic
En général, tout commence par un examen clinique. Il ne s'agit pas seulement d'un examen physique, mais surtout d'un vrai moment d'échange. Ton professionnel de santé va te poser des questions sur tes symptômes, l'historique de tes cycles, tes antécédents... C'est une discussion essentielle pour bien orienter le diagnostic.
Juste après, une prise de sang est très souvent demandée. C'est un outil simple mais incroyablement riche en informations. Elle sert surtout à vérifier deux points clés :
- Rechercher une anémie : Des règles abondantes peuvent vite mener à une carence en fer. Mesurer ton taux d'hémoglobine permet de savoir si c'est ton cas et d'expliquer une éventuelle fatigue ou des vertiges.
- Faire un bilan hormonal : Si l'on suspecte un déséquilibre, comme dans le cas du SOPK, doser certaines hormones peut confirmer ou écarter cette piste.
Parfois, ces deux examens suffisent à tout expliquer. Pour mieux comprendre ce que l'on peut y lire, notre guide complet sur le bilan hormonal pour les femmes te donnera plein d'infos utiles.
Les examens d'imagerie pour y voir plus clair
Si le doute persiste, il faut passer à l'étape suivante : voir ce qu'il se passe à l'intérieur. Pour ça, l'imagerie médicale est notre meilleure alliée, et l'examen de base est l'échographie pelvienne.
C'est une technique totalement indolore qui utilise des ultrasons, un peu sur le même principe que le suivi d'une grossesse. Elle se pratique de deux manières complémentaires :
- Par voie abdominale : la sonde glisse sur ton ventre.
- Par voie endovaginale : une sonde plus fine et protégée est délicatement introduite dans le vagin. C'est ce qui donne les images les plus nettes de l'utérus et des ovaires.
Quand des examens plus poussés sont nécessaires
Dans certains cas plus complexes, ou si les premières investigations ne donnent rien, on peut aller un peu plus loin.
Une hystéroscopie diagnostique peut être nécessaire. Le principe ? On introduit une caméra minuscule (un hystéroscope) par le col de l'utérus pour observer directement l'intérieur de la cavité utérine. C'est parfait pour repérer un petit polype qui serait passé inaperçu à l'échographie, par exemple.
Enfin, dans des situations bien précises, l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) peut être utilisée. C'est un examen très puissant, souvent réservé pour cartographier en détail des lésions d'endométriose ou pour bien évaluer la taille et la position de fibromes avant d'envisager une opération. L'IRM offre une vue en 3D ultra-détaillée de toute la zone pelvienne.
Comment mieux vivre avec des règles abondantes au quotidien ?
En attendant de mettre le doigt sur la cause de tes règles abondantes, pas question de subir en silence. Il existe tout un tas de stratégies simples et concrètes à mettre en place dès aujourd'hui pour mieux traverser cette période, calmer les symptômes et reprendre un peu le contrôle de la situation.

Ces petits gestes peuvent vraiment changer la donne pour ton bien-être physique et mental, surtout quand tu es aux prises avec un caillot de sang pendant tes règles et que tu cherches des réponses.
Des gestes de confort pour un soulagement immédiat
Quand la douleur et l'inconfort s'installent, des solutions toutes simples peuvent t'apporter un soulagement rapide. L'idée n'est pas de "guérir" le problème, mais de rendre le moment présent beaucoup plus supportable.
Le premier réflexe : la chaleur. Une bouillotte bien chaude sur le bas-ventre ou un bon bain chaud, c'est magique pour détendre les muscles de l'utérus et apaiser les crampes. C'est un remède de grand-mère qui a largement fait ses preuves.
Pense aussi à te reposer. Si c'est possible, lève le pied, délègue quelques tâches et donne à ton corps le temps de récupérer. Des règles très abondantes sont physiquement épuisantes, et le repos fait partie intégrante de la solution.
Un coup de pouce dans l'assiette
Perdre beaucoup de sang peut vite te mettre à plat et entraîner une carence en fer, avec son lot de fatigue, de vertiges et d'essoufflement. Adapter ton alimentation est une arme redoutable pour contrer ces effets et retrouver de l'énergie.
Pour cela, fais le plein d'aliments riches en fer :
- Les légumineuses : Lentilles, pois chiches et haricots rouges sont d'excellentes sources végétales.
- Les légumes verts à feuilles : Mise sur les épinards, le chou frisé (kale) ou les blettes.
- La viande rouge et les abats : Si tu en manges, leur fer est très facilement absorbé par l'organisme.
- Les graines et oléagineux : Les graines de sésame et de citrouille sont particulièrement riches en fer.
Petite astuce : pour aider ton corps à mieux absorber ce fer, couple ces aliments avec une source de vitamine C, comme des agrumes, des poivrons ou du brocoli.
Le suivi de ton cycle : ton meilleur allié
C'est sans doute le conseil le plus important de tous : deviens une fine observatrice de ton cycle. Tenir un journal, que ce soit dans un simple carnet ou via une application spécialisée, peut absolument tout changer.
Chaque jour, prends le temps de noter quelques informations clés :
- La taille et la fréquence des caillots : Pour être précise, compare-les à des objets du quotidien (une pièce de monnaie, un fruit).
- L'abondance de ton flux : Combien de protections utilises-tu ? Sont-elles complètement pleines et en combien de temps ?
- L'intensité de la douleur : Donne-lui une note sur une échelle de 1 à 10.
- Tes autres symptômes : Note la fatigue, les maux de tête, ton humeur...
Ce suivi rigoureux t'aidera à identifier des tendances et à remarquer des changements. Mais surtout, il t'armera de données factuelles et objectives à présenter à ton médecin. C'est un outil formidable pour évaluer l'efficacité d'un traitement et ajuster le tir si besoin.
Tes questions fréquentes sur les caillots de sang pendant les règles
Même après avoir fait le tour du sujet, il est tout à fait normal d’avoir encore quelques interrogations qui te trottent dans la tête. C’est pourquoi j’ai rassemblé ici les questions les plus courantes sur les caillots de sang pendant les règles, avec des réponses claires et directes pour t'éclairer.
Des caillots de sang sont-ils forcément un signe de fausse couche ?
Pas nécessairement, et c'est important de le souligner. Dans la grande majorité des cas, les caillots font simplement partie du processus normal des règles. Cependant, si tu observes des saignements soudainement très abondants, avec de gros caillots et des douleurs intenses (type crampes fortes), cela peut être un signe de fausse couche précoce. C’est d’autant plus une piste à envisager si tes règles étaient en retard.
Si tu es sexuellement active et que le doute s’installe, le réflexe le plus sûr est de faire un test de grossesse et de prendre un avis médical. C'est la meilleure façon d'être fixée et, surtout, d'être rassurée.
Pourquoi mes caillots changent-ils de couleur ?
La couleur de tes caillots, un peu comme celle de ton sang menstruel, est une histoire de timing. Elle dépend surtout de la vitesse à laquelle le sang quitte ton corps. Un caillot de sang rouge vif ? C'est le signe que le sang est "frais" et s'est écoulé rapidement, sans avoir eu le temps de s'oxyder.
À l'inverse, un caillot qui tire sur le rouge foncé, le brun ou même le noir, indique simplement que le sang a séjourné un peu plus longtemps dans ton utérus ou ton vagin. L'oxygène a fait son travail. C’est un phénomène tout à fait normal qui ne doit généralement pas t'inquiéter.
Est-ce que mon stérilet au cuivre peut être la cause de plus de caillots ?
Oui, absolument. C’est même l'un des effets secondaires les plus connus du dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre. Ce type de stérilet peut provoquer une petite inflammation de la paroi de l’utérus, ce qui a pour effet de rendre les règles plus longues et plus abondantes. Et qui dit flux plus abondant, dit plus de caillots.
Doit-on s'inquiéter de voir apparaître des caillots après 40 ans ?
L'arrivée de la quarantaine marque souvent le début de la périménopause, une période de véritables montagnes russes hormonales. Les cycles peuvent devenir un peu anarchiques, et le flux menstruel bien plus important qu'avant, ce qui explique tout à fait l'apparition de plus gros caillots.
Même si c'est un symptôme très courant de cette transition naturelle, il est sage de ne pas tout mettre systématiquement sur le compte de l'âge. Des conditions comme les fibromes, par exemple, sont aussi plus fréquentes à cette période de la vie. Un suivi gynécologique régulier reste donc ton meilleur allié. Pour aller plus loin, tu peux consulter les ressources de l'Assurance Maladie sur Ameli.fr.
Comprendre ce qui se passe dans ton corps, c'est la première étape essentielle pour mieux vivre avec ton cycle. L'application Moone a justement été pensée pour t'accompagner sur ce chemin. Elle te permet de suivre tes symptômes, de repérer ce qui déclenche tes douleurs, et de recevoir des conseils personnalisés pour retrouver du confort, cycle après cycle. Découvre comment reprendre le contrôle sur https://getmoone.com.