Comment calmer les douleurs de règles avec des solutions qui marchent vraiment
Pour calmer les douleurs de règles, des solutions simples et rapides existent. Pense à la chaleur d'une bouillotte ou d'un bain chaud sur ton bas-ventre, à un anti-inflammatoire pris dès les premiers tiraillements, ou encore à t'installer dans une position de relaxation confortable. Le secret, c'est d'agir vite pour court-circuiter les crampes avant qu'elles ne s'installent pour de bon.
Comprendre pourquoi tu as mal pour mieux agir
Les douleurs de règles, qu'on appelle aussi dysménorrhées, ne sont pas une fatalité. Loin de là. C'est avant tout un signal que ton corps t'envoie, et apprendre à le décrypter est la première étape pour reprendre le contrôle. Ce n'est absolument pas "dans ta tête" : la douleur est un phénomène physique bien réel, que partage une écrasante majorité de femmes.
En France, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Une étude récente a montré que 91 % des femmes ont souffert de douleurs menstruelles au moins une fois l'an dernier. Ce chiffre grimpe même à 96 % chez les jeunes de 18 à 29 ans. Et ce n'est pas une petite gêne : pour près de six femmes sur dix, ces douleurs sont carrément intenses, voire insupportables. L'impact sur le quotidien est énorme, puisque 28 % d'entre elles ont déjà dû renoncer à aller travailler ou en cours. Pour en savoir plus, tu peux jeter un œil au baromètre complet sur les règles douloureuses de Naturactive ici.
Le mécanisme des crampes menstruelles
Concrètement, qu'est-ce qui se passe dans ton corps ? Juste avant et pendant tes règles, la paroi de ton utérus se met à produire des substances appelées prostaglandines. Leur rôle est simple : déclencher des contractions musculaires pour aider à expulser la muqueuse utérine (l'endomètre) qui n'a plus d'utilité.
Comprendre ce mécanisme est super important. Pourquoi ? Parce que la plupart des solutions pour calmer les douleurs de règles visent précisément à réduire la production de ces prostaglandines ou à bloquer leurs effets.
Pourquoi il est crucial de ne pas banaliser la douleur
Serrer les dents et attendre que ça passe n'est jamais une bonne stratégie. En identifiant les causes et les symptômes qui te sont propres, tu peux enfin passer en mode proactif et trouver ce qui te soulage vraiment.
Agir, c'est essentiel pour plusieurs raisons :
- Prévenir l'escalade : En réagissant dès les premiers signes, tu empêches souvent la douleur de s'installer durablement et de devenir ingérable. C'est beaucoup plus simple d'éteindre une étincelle qu'un incendie.
- Identifier un problème sous-jacent : Parfois, des douleurs très intenses peuvent cacher une pathologie comme l'endométriose. Les ignorer, c'est risquer de retarder un diagnostic qui pourrait tout changer.
- Améliorer ta qualité de vie, tout simplement : Tes règles ne devraient pas t'obliger à mettre ta vie sur pause tous les mois.
En étant à l'écoute de ton corps, tu peux commencer à tester différentes approches et voir ce qui fonctionne le mieux pour toi. Si tu souhaites creuser le sujet, notre guide sur les symptômes des règles douloureuses est une excellente ressource pour aller plus loin.
Lorsque la douleur s'installe, que ton ventre se tord et que chaque crampe te coupe le souffle, tu as besoin de solutions qui marchent, et vite. Pas de promesses pour la semaine prochaine. Voici une trousse de premiers secours pour reprendre le contrôle dès que les douleurs de règles débarquent.
La douleur menstruelle n'est pas une fatalité, mais elle est bien trop souvent banalisée. Pourtant, les chiffres parlent d'eux-mêmes.

On constate que 91 % des femmes sont concernées, que pour 59 % d'entre elles, ces douleurs sont intenses, et que 28 % sont contraintes de s'absenter du travail. Ces statistiques montrent bien qu'il ne s'agit pas d'un simple inconfort, mais d'un véritable enjeu de bien-être qui mérite des réponses concrètes.
La chaleur, ton alliée numéro un
C'est un remède de grand-mère qui a maintes fois prouvé son efficacité : la chaleur est redoutable pour détendre les muscles de l'utérus. Comment ça marche ? Elle augmente le flux sanguin dans la zone pelvienne, ce qui aide à évacuer plus rapidement les fameuses prostaglandines responsables des crampes.
Plusieurs options s'offrent à toi :
- La bouillotte classique : Simple, efficace. Pose-la sur ton bas-ventre ou dans le creux de tes reins. Une température agréable, aux alentours de 40 °C, est parfaite.
- Le bain chaud : L'immersion totale a un effet relaxant global. Ton utérus se détend, mais aussi tous les muscles de ton corps, souvent tendus par la douleur. Quelques gouttes d'huile essentielle de lavande peuvent amplifier la sensation de bien-être.
- Les patchs chauffants : Discrets et nomades, ils se collent sur les sous-vêtements et diffusent une chaleur constante pendant des heures. C'est l'idéal si tu dois sortir.
Une simple bouillotte appliquée pendant une vingtaine de minutes peut apporter un soulagement quasi immédiat à 75 % des femmes. Une solution à portée de main qui change vraiment la donne dans les moments les plus aigus.
Trouver la bonne position pour apaiser la pression
Parfois, un simple ajustement de ta posture peut faire une différence incroyable. Quand la douleur frappe, le réflexe est souvent de se crisper, ce qui ne fait qu'empirer les crampes. Essaie plutôt de t'installer dans l'une de ces positions de confort.
La position fœtale est un grand classique. Allongée sur le côté, les genoux ramenés vers la poitrine, tu permets aux muscles de ton abdomen de se relâcher. C'est une posture de protection qui envoie un signal apaisant à ton système nerveux.
Une autre possibilité : allonge-toi sur le dos en plaçant un coussin sous tes genoux. Ce petit geste anodin aide à détendre le psoas, un muscle profond qui, lorsqu'il est tendu pendant les règles, peut aggraver les douleurs lombaires.
Les médicaments, quand c’est nécessaire
Il n'y a absolument aucune honte à recourir à un antalgique lorsque la douleur devient trop forte. L'essentiel est de bien les utiliser pour qu'ils soient réellement efficaces, tout en limitant les risques.
Les plus souvent recommandés sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l'ibuprofène. Ils sont particulièrement adaptés car ils agissent directement à la source du problème : la surproduction de prostaglandines qui provoque les contractions.
Le paracétamol peut également offrir un soulagement, mais son action est souvent jugée moins puissante sur ce type de douleur, car il ne possède pas de propriétés anti-inflammatoires. En cas de doute, demande toujours l'avis de ton pharmacien ou de ton médecin.
Pour t'aider à y voir plus clair, voici un petit résumé des solutions rapides les plus courantes.
Comparatif des solutions de soulagement rapide
Ce tableau compare l'efficacité, la rapidité d'action et les précautions à prendre pour les différentes méthodes de soulagement immédiat des douleurs de règles.
| Méthode | Rapidité d'action | Niveau de soulagement (indicatif) | Conseils d'utilisation | Points de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| Bouillotte/Chaleur | 5-15 minutes | Léger à modéré | Appliquer sur le bas-ventre ou le dos. Ne pas poser directement sur la peau pour éviter les brûlures. | Attention à la température. Ne pas s'endormir avec une bouillotte électrique branchée. |
| Bain chaud | 10-20 minutes | Modéré | Ajouter des sels d'Epsom ou des huiles essentielles relaxantes (lavande, camomille). | Éviter une eau trop chaude qui pourrait causer des vertiges. |
| Anti-inflammatoires (AINS) | 20-30 minutes | Modéré à intense | À prendre dès le début des douleurs avec un peu de nourriture pour protéger l'estomac. | Contre-indiqués en cas d'ulcère, de problèmes rénaux ou d'allergies. Demander un avis médical. |
| Paracétamol | 30-45 minutes | Léger à modéré | Respecter la posologie maximale (généralement 3-4g/jour pour un adulte). | Attention au surdosage, notamment si pris en combinaison avec d'autres médicaments en contenant. |
| Positions de confort | Immédiat | Léger | Se mettre en position fœtale ou sur le dos avec un coussin sous les genoux. | Écouter son corps et trouver la posture qui soulage le mieux, sans forcer. |
Chaque méthode a ses avantages, et il est souvent judicieux de les combiner pour un effet maximal. Une bouillotte associée à une position de détente, par exemple, peut parfois suffire à passer le cap.
Comprendre ce qui fonctionne pour toi est un cheminement personnel. Pour aller plus loin et découvrir d'autres stratégies, n'hésite pas à consulter notre guide complet sur que faire en cas de douleur menstruelle. Tu y trouveras des pistes complémentaires pour mieux vivre cette période.
Mettre en place une routine de fond pour prévenir la douleur
Agir sur le moment, quand la douleur est là, c'est essentiel. Mais le vrai changement, c'est de réussir à anticiper pour que ces pics de douleur deviennent moins forts, voire qu'ils disparaissent. Pour y arriver, il faut passer d'une logique de réaction à une approche préventive en intégrant des habitudes qui soutiennent ton corps sur le long terme.
Ces ajustements ne sont pas des solutions magiques, mais plutôt des piliers solides qui peuvent vraiment transformer ton expérience des règles. Pense à ton corps comme à un jardin : pour qu'il s'épanouisse, il a besoin d'être nourri correctement et de recevoir une attention régulière.

Le pouvoir de l'alimentation anti-inflammatoire
Ce que tu mets dans ton assiette a un impact direct sur le niveau d'inflammation de ton corps, et par conséquent, sur l'intensité de tes crampes. L'idée n'est pas de te priver, mais de faire des choix plus conscients, surtout la semaine précédant l'arrivée de tes règles.
Certains aliments sont de véritables alliés pour calmer l'inflammation. Essaie de les intégrer davantage dans tes repas pour observer la différence.
- Les champions des oméga-3 : Ces acides gras sont de puissants anti-inflammatoires naturels. On les retrouve dans les poissons gras (saumon, sardines, maquereaux), les graines de chia, les graines de lin et les noix.
- Les légumes verts à feuilles : Épinards, chou frisé, blettes… Ils regorgent de magnésium, un minéral clé pour détendre les muscles utérins, et d'antioxydants.
- Les fruits rouges : Fraises, framboises et myrtilles sont riches en antioxydants qui aident à combattre l'inflammation générale dans le corps.
À l'inverse, certains aliments peuvent jeter de l'huile sur le feu. Tente de les limiter, sans te culpabiliser, pour voir comment ton corps réagit.
Le magnésium, ton allié n°1 contre les crampes
Le magnésium est un minéral essentiel qui joue un rôle crucial dans la relaxation musculaire. Une carence, même légère, peut rendre tes muscles, y compris ceux de l'utérus, plus sujets aux spasmes et aux crampes.
Tu peux facilement augmenter tes apports grâce à l'alimentation. Pense au chocolat noir (à plus de 70 % de cacao), aux amandes, aux graines de courge, aux légumineuses et aux bananes.
Des études montrent que des compléments comme le magnésium (environ 300 mg/jour) peuvent prévenir les spasmes chez 55 % des femmes. D'autres approches douces, comme les massages abdominaux avec de l'huile essentielle de lavande, apaisent 60 % des crampes. Pour en savoir plus sur ces stratégies combinées, tu peux lire l'article complet sur la gestion menstruelle ici.
Bouger pour libérer tes propres antidouleurs
Quand on a mal, l'idée même de faire du sport peut sembler contre-intuitive. Pourtant, une activité physique douce et régulière est l'une des armes les plus efficaces pour prévenir les douleurs menstruelles sur le long terme.
L'exercice libère des endorphines, les fameuses hormones du bien-être, qui agissent comme de véritables analgésiques naturels. Le fait de bouger améliore aussi la circulation sanguine dans la région pelvienne, ce qui aide à soulager la congestion et à détendre les muscles.
Pas besoin de viser un marathon. C'est la régularité qui compte.
- Le yoga : Certaines postures, comme celle de l'enfant ou du chat-vache, sont spécifiquement conçues pour étirer en douceur le bas du dos et l'abdomen.
- La marche rapide : Trente minutes par jour suffisent pour stimuler la circulation et libérer des endorphines.
- La natation : L'eau soutient ton corps, rendant l'exercice moins pénible tout en massant délicatement tes muscles.
L'objectif est de trouver une activité qui te fait du bien, sans jamais forcer. Écoute ton corps et adapte l'intensité selon ton niveau d'énergie.
L'impact souvent sous-estimé du stress et du sommeil
Le stress agit comme un puissant amplificateur de douleur. Quand tu es stressée, ton corps produit du cortisol, une hormone qui peut augmenter la production de prostaglandines et donc l'intensité des crampes.
Apprendre à gérer son stress est un investissement direct dans ton bien-être menstruel. Pour cela, découvrir des 7 Techniques de Gestion du Stress peut te donner des outils pratiques et facilement applicables au quotidien.
Le sommeil est tout aussi fondamental. Un manque de sommeil rend ton corps plus sensible à la douleur et perturbe ton équilibre hormonal. Viser 7 à 8 heures de sommeil de qualité par nuit, surtout pendant la phase prémenstruelle, peut faire une énorme différence. Crée-toi une routine relaxante avant de dormir : éteins les écrans, lis un livre, bois une tisane… Ces petits gestes préparent ton corps et ton esprit à un repos vraiment réparateur.
Explorer les remèdes naturels et les approches alternatives
Si les solutions plus classiques ne te soulagent pas complètement ou si tu cherches simplement des options plus douces, tu es au bon endroit. Parfois, le corps a juste besoin d'un coup de pouce différent, plus en phase avec ses propres rythmes. T'ouvrir à ces alternatives, c'est enrichir ta palette d'outils pour mieux vivre ton cycle.
De nombreuses approches non médicamenteuses ont fait leurs preuves et apportent un soulagement bien réel. L'idée n'est pas de tout jeter, mais plutôt de compléter ta routine pour trouver ce qui fonctionne vraiment pour toi.

Le pouvoir des plantes pour apaiser les crampes
La phytothérapie, l'art de se soigner avec les plantes, est une alliée incroyable pendant les règles. Certaines d'entre elles possèdent des propriétés antispasmodiques et anti-inflammatoires bien connues, capables de calmer directement les contractions utérines.
Voici quelques-unes de mes favorites :
- L'achillée millefeuille : C'est un peu la star du confort féminin. Reconnue pour ses effets antispasmodiques, elle aide les muscles de l'utérus à se détendre, ce qui diminue logiquement l'intensité des crampes.
- La camomille matricaire : Douce mais redoutablement efficace. La camomille est célèbre pour ses vertus relaxantes qui calment les spasmes musculaires, mais aussi le stress qui, on le sait, a tendance à amplifier la douleur.
- Le gingembre : Bien plus qu'une épice, le gingembre est un puissant anti-inflammatoire naturel. Son mécanisme d'action est assez similaire à celui de l'ibuprofène : il aide à bloquer la production de prostaglandines, ces substances qui déclenchent les contractions douloureuses.
Les huiles essentielles en massage réconfortant
Masser ton bas-ventre est souvent un réflexe instinctif, et pour cause : ça soulage presque immédiatement. En y ajoutant les bonnes huiles essentielles, on décuple l'efficacité de ce geste.
La règle d'or : toujours diluer les huiles essentielles dans une huile végétale neutre comme l'amande douce, la noix de coco ou le jojoba. Un bon ratio est de mélanger 2 à 3 gouttes d'huile essentielle pour une cuillère à soupe d'huile végétale.
Voici un mélange simple et apaisant à essayer :
- 1 cuillère à soupe d'huile d'amande douce
- 2 gouttes d'huile essentielle de lavande vraie (pour son effet calmant)
- 1 goutte d'huile essentielle de gaulthérie couchée (pour son action anti-inflammatoire)
Applique ce mélange sur ton bas-ventre avec des mouvements circulaires lents, dans le sens des aiguilles d'une montre, pendant 5 à 10 minutes. La chaleur de tes mains et les actifs des huiles vont aider à dénouer les tensions.
L'électrostimulation TENS, une approche moderne et sans médicament
Si tu es ouverte à une solution un peu plus technologique, l'électrostimulation transcutanée, ou TENS, est une option vraiment intéressante. Il s'agit d'un petit appareil qui envoie de légères impulsions électriques via des électrodes que l'on place sur le bas-ventre ou le dos.
Ça fonctionne de deux manières. D'un côté, les impulsions "brouillent" le message de la douleur envoyé au cerveau. C'est comme créer une diversion : le cerveau se concentre sur les petits picotements plutôt que sur les crampes. De l'autre, cette stimulation encourage la libération d'endorphines, nos antidouleurs naturels. C'est une méthode discrète, que l'on peut utiliser chez soi aussi souvent que nécessaire.
Les thérapies manuelles pour un rééquilibrage en profondeur
Parfois, les douleurs menstruelles cachent des tensions plus profondes : des blocages dans le bassin, un manque de mobilité des organes... Des approches comme l'ostéopathie ou l'acupuncture peuvent vraiment aider à libérer ces zones et à restaurer un meilleur équilibre global.
- L'ostéopathie : Un bon ostéopathe travaillera en douceur sur ton bassin, tes lombaires et tes organes pour améliorer leur mobilité et relâcher les tensions qui participent aux crampes. Il suffit parfois d'une ou deux séances pour sentir une différence sur plusieurs cycles.
- L'acupuncture : Issue de la médecine traditionnelle chinoise, cette pratique utilise de très fines aiguilles pour rééquilibrer les flux d'énergie du corps. Des études ont montré son efficacité pour réduire l'intensité et la durée des douleurs menstruelles en agissant sur les systèmes nerveux et hormonal.
Ces approches sont autant de pistes précieuses pour mieux vivre ton cycle. Pour creuser le sujet, n'hésite pas à consulter notre article qui explore d'autres façons de soulager les douleurs de règles et à y piocher des idées pour créer ta propre routine bien-être.
Savoir reconnaître les signaux d'alerte et quand consulter
On nous le répète depuis l'adolescence : "c'est normal d'avoir mal pendant ses règles". Mais jusqu'à quel point ? Il est parfois difficile de faire la part des choses entre un simple inconfort et une douleur qui cache autre chose. Apprendre à écouter son corps est la clé pour savoir quand il est temps de demander un avis médical.
Brisons tout de suite une idée reçue beaucoup trop tenace : non, souffrir le martyre chaque mois n'est jamais normal. La douleur est un signal. Si elle te cloue au lit, te fait annuler tes plans ou t'empêche de travailler, c'est que ton corps essaie de te dire quelque chose. Il faut l'écouter.
Identifier les douleurs qui sortent de l'ordinaire
Alors, comment savoir si tes douleurs sont "normales" ou si elles méritent une attention particulière ? Certains signes ne trompent pas. Si tu te reconnais dans un ou plusieurs des scénarios ci-dessous, il est probablement temps de prendre rendez-vous.
Pose-toi les bonnes questions : est-ce que cette douleur est nouvelle ? Est-ce qu'elle s'aggrave de cycle en cycle ? Se manifeste-t-elle en dehors de la période des règles ?
Voici les signaux d'alerte à ne pas ignorer :
- Une douleur qui te paralyse : Si les crampes sont si fortes qu'elles t'obligent à rester au lit et que les antalgiques classiques (paracétamol, ibuprofène) ne te soulagent quasiment pas.
- Des douleurs qui s'intensifient : Tu remarques que tes douleurs sont de plus en plus aiguës et difficiles à gérer au fil des mois.
- Des douleurs en dehors des règles : Ressentir des crampes ou une douleur pelvienne persistante même quand tu n'as pas tes règles n'est pas habituel.
- Des saignements très abondants : Devoir changer de protection toutes les heures, perdre des caillots de sang plus gros qu'une pièce de 2 euros... Ce sont des signes de ménorragie qui doivent t'alerter.
- Des douleurs pendant les rapports sexuels : On appelle ça la dyspareunie. Ce n'est pas un sujet tabou et c'est un symptôme important à signaler.
- D'autres symptômes qui s'invitent : Si tes douleurs s'accompagnent de troubles digestifs (diarrhée, constipation), de problèmes urinaires (douleur en urinant, envie fréquente) ou de douleurs lombaires intenses de manière cyclique.
L'endométriose et autres pathologies à ne pas banaliser
Le but n'est pas de te faire peur, mais de te donner les bonnes informations. Des douleurs menstruelles très intenses peuvent être le symptôme de pathologies comme l'endométriose. Cette maladie touche environ 1 femme sur 10 et se caractérise par la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l'utérus.
Ce tissu réagit aux hormones du cycle menstruel, provoquant une inflammation chronique et des douleurs parfois insupportables. Le vrai problème ? Le diagnostic de l'endométriose prend en moyenne sept ans, souvent parce que la douleur des règles est banalisée par l'entourage, et parfois même par le corps médical.
D'autres conditions, comme l'adénomyose (une forme d'endométriose interne à l'utérus) ou les fibromes utérins, peuvent aussi être en cause. Seul un diagnostic posé par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme permettra d'identifier l'origine de tes douleurs.
Ne reste pas seule avec tes doutes. Pour préparer ta consultation, essaie de noter précisément tes symptômes, leur fréquence et leur intensité. Cela facilitera grandement l'échange avec le professionnel de santé. Pour te guider, tu peux consulter ce guide de l'Assurance Maladie qui explique quand consulter pour des règles douloureuses. L'important, c'est de faire le premier pas.
On répond à tes questions sur les douleurs de règles
Même après avoir testé plusieurs solutions, il est tout à fait normal de te poser encore des questions. C'est le but de cette section : répondre sans détour aux interrogations qui reviennent le plus souvent sur les douleurs menstruelles, pour t'aider à y voir plus clair.
Passons en revue ces points essentiels pour que tu aies toutes les cartes en main et que tu puisses aborder cette période de ton cycle avec plus de sérénité.
L'alimentation peut-elle vraiment calmer mes douleurs de règles ?
Oui, sans l'ombre d'un doute. Ce que tu mets dans ton assiette a un impact direct sur le niveau d'inflammation dans ton corps, et l'inflammation, c'est l'un des principaux carburants des crampes menstruelles. En adaptant ton alimentation, surtout durant la semaine qui précède tes règles, tu peux réellement apaiser le jeu et sentir une vraie différence.
Vois ton corps comme un moteur : certains aliments l'aident à tourner rond, d'autres l'encrassent. C'est exactement le même principe ici.
- Les aliments à privilégier : Mise sur les aliments riches en oméga-3 comme les poissons gras (saumon, sardines) ou les noix. Le magnésium est aussi un allié de taille contre les spasmes ; on en trouve dans le chocolat noir (à plus de 70 %), les épinards et les amandes. Quant aux fruits rouges, ils regorgent d'antioxydants qui aident à calmer l'inflammation générale.
- Ceux à limiter : À l'inverse, les sucres raffinés, l'excès de produits laitiers et la viande rouge ont tendance à attiser les processus inflammatoires. Essayer de les réduire, sans pour autant te frustrer, peut déjà donner de bons résultats. Et surtout, bois beaucoup d'eau ! La déshydratation a le chic pour intensifier les crampes.
Faire du sport pendant mes règles, bonne ou mauvaise idée ?
Je sais, quand la seule chose dont on a envie est de se rouler en boule, l'idée de faire du sport semble complètement à contre-courant. Pourtant, une activité physique douce est incroyablement bénéfique. Le mouvement améliore la circulation sanguine dans la zone pelvienne, ce qui aide très concrètement à détendre les muscles contractés de l'utérus.
Le plus gros avantage ? L'exercice libère des endorphines, les antidouleurs naturels et gratuits que fabrique ton corps. Elles agissent non seulement sur la douleur, mais aussi sur le moral, ce qui est toujours bon à prendre pendant cette période.
Quand faut-il vraiment s'inquiéter et consulter un médecin ?
C'est LA question la plus importante. La règle d'or est de consulter si la douleur devient invalidante. Concrètement, ça veut dire quoi ? C'est quand la douleur t'empêche de vivre normalement : aller au travail, suivre tes cours, ou même simplement sortir du lit, et ce, malgré la prise d'antidouleurs classiques.
D'autres signaux d'alerte ne doivent jamais être pris à la légère et méritent un avis médical.
Voici quelques points de repère pour te guider :
- La douleur s'intensifie de cycle en cycle.
- Tu as mal en dehors de la période des règles, de façon persistante.
- Tes saignements sont si abondants que tu dois changer de protection toutes les heures.
- Tu ressens des douleurs pendant les rapports sexuels.
Ne banalise jamais une douleur intense et répétée. Un professionnel de santé (médecin, gynécologue ou sage-femme) pourra vérifier que tout va bien, écarter ou diagnostiquer une pathologie comme l'endométriose. Son rôle est de t'écouter et de trouver une solution adaptée. Le site d'Ameli offre de bonnes informations sur la démarche à suivre pour savoir quand consulter pour des règles douloureuses. N'hésite jamais à demander de l'aide.
Comprendre ton corps est le premier pas pour reprendre le contrôle. Avec l'application Moone, tu as un outil à tes côtés pour suivre tes symptômes, identifier ce qui déclenche tes douleurs et découvrir les stratégies qui marchent vraiment pour toi.
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