Constipation et règles: comment soulager ton transit et gagner du confort
Si ton ventre se met en grève juste avant ou pendant tes règles, rassure-toi, tu es loin d'être la seule. Le duo constipation et règles est un grand classique, une réalité physiologique bien connue qui concerne énormément de femmes. C'est un symptôme tout à fait normal, directement lié au grand chamboulement hormonal de ton cycle.
Pourquoi la constipation s'invite souvent avant et pendant les règles
Tu connais sans doute ce sentiment : quelques jours avant tes règles, ton jean te serre un peu plus, tu te sens ballonnée, et tout semble fonctionner au ralenti à l'intérieur. Ce n'est pas du tout une impression. Ton corps réagit simplement aux changements hormonaux qui préparent l'arrivée de tes menstruations.
La principale coupable dans cette histoire, c'est une hormone appelée la progestérone. Son taux monte en flèche dans la deuxième partie de ton cycle (la fameuse phase lutéale) pour préparer ton utérus au cas où une grossesse démarrerait. Le souci, c'est que la progestérone a un effet secondaire bien connu : elle a tendance à détendre les muscles lisses de ton corps, y compris ceux de tes intestins.
Un ballet hormonal qui a des conséquences
Ce ralentissement du transit intestinal n'est pas sans conséquences, et tu les ressens probablement très bien :
- Des selles plus dures et plus sèches : Vu qu'elles stagnent plus longtemps dans le côlon, ton corps en profite pour réabsorber plus d'eau. Elles deviennent donc plus compactes et plus difficiles à évacuer.
- Une sensation de lourdeur et des ballonnements : Qui dit transit au ralenti dit fermentation et accumulation de gaz. Bonjour le ventre gonflé !
- Des crampes abdominales : Parfois, la constipation elle-même peut créer des douleurs qui viennent s'ajouter aux crampes menstruelles, un vrai combo gagnant...
Et puis, dès que tes règles arrivent, le taux de progestérone s'effondre. Au même moment, ton corps produit en masse des prostaglandines, des molécules qui déclenchent les contractions de l'utérus pour expulser la muqueuse. Le truc, c'est que ces prostaglandines peuvent aussi agiter les intestins, qui sont juste à côté. Voilà pourquoi certaines femmes passent sans transition de la constipation à la diarrhée. Tu peux d'ailleurs en apprendre plus sur les différentes phases de ton cycle sur notre blog pour mieux visualiser ces mécanismes.
Comprendre ce qui se passe dans ton corps est la première étape pour arrêter de culpabiliser et commencer à agir. On va maintenant voir ensemble comment ces hormones jouent leur rôle et, surtout, quelles solutions concrètes existent pour que tu retrouves un meilleur confort digestif.
Le rôle des hormones dans tes troubles du transit
Pour comprendre pourquoi ton transit peut passer d'un extrême à l'autre au fil de ton cycle, il faut s'intéresser au ballet hormonal qui se joue en coulisses. Ces fluctuations sont parfaitement naturelles et dictent une grande partie de ce que tu ressens, y compris cette sensation de lourdeur et de constipation juste avant les règles.
Imagine tes hormones comme des messagères qui donnent des ordres à différentes parties de ton corps, y compris tes intestins. Durant la seconde moitié de ton cycle, c'est la progestérone qui prend le devant de la scène. Son rôle principal est de préparer ton utérus à une éventuelle grossesse en épaississant la muqueuse utérine.
Mais la progestérone a aussi un effet relaxant sur les muscles lisses de tout ton corps. Si cette action est bénéfique pour l'utérus, elle l'est beaucoup moins pour ton système digestif.
La progestérone : le frein naturel de tes intestins
En se diffusant dans ton organisme, la progestérone ralentit les contractions naturelles de tes intestins, un processus que l'on appelle le péristaltisme. C'est ce mouvement ondulatoire qui fait avancer les aliments et les déchets le long de ton tube digestif.
Ce ralentissement a deux conséquences directes sur tes selles :
- Elles stagnent plus longtemps dans le côlon, ce qui laisse plus de temps à ton corps pour y absorber de l'eau.
- Elles deviennent donc plus sèches, plus dures et, logiquement, beaucoup plus difficiles à évacuer.
C’est précisément ce mécanisme qui explique la fameuse constipation prémenstruelle, souvent accompagnée de ballonnements et de crampes abdominales. Et rassure-toi, tu es loin d'être la seule dans ce cas. En France, plus de 60 % des femmes ressentent des ballonnements liés aux règles, et environ un tiers alternent entre constipation et diarrhée. La progestérone, qui atteint son pic juste avant les règles, est la grande responsable. Tu peux d'ailleurs en apprendre plus sur le déroulement de cette période dans notre article dédié à la phase lutéale du cycle.
Cette infographie illustre très bien comment ces symptômes digestifs évoluent entre la phase prémenstruelle et l'arrivée des règles.

On y voit clairement la sensation de ventre gonflé dominer avant les règles, puis un changement radical s'opérer dès le début des menstruations.
Les prostaglandines : le grand chamboulement
Juste avant le début de tes règles, s'il n'y a pas eu de fécondation, le taux de progestérone chute brutalement. C'est le signal de départ pour un autre groupe de substances chimiques : les prostaglandines.
Leur mission ? Provoquer les contractions de ton utérus pour qu'il puisse expulser la muqueuse utérine (l'endomètre). Ce sont elles les responsables des fameuses crampes menstruelles.
Le problème, c'est que les prostaglandines ne sont pas très sélectives. En agissant sur l'utérus, elles influencent aussi les organes voisins, notamment les intestins. Elles stimulent les contractions intestinales, créant l'effet inverse de la progestérone : une accélération soudaine et parfois violente du transit.
Ce basculement hormonal drastique explique pourquoi tant de femmes passent subitement de la constipation à des selles molles, voire à la diarrhée, dès le premier ou le deuxième jour de leurs règles. La chute de progestérone combinée à une libération massive de prostaglandines accélère le transit, ce qui peut mener à de la diarrhée dans 33 % des cas.
En bref, la constipation et les autres troubles digestifs liés aux règles ne sont pas "dans ta tête". Ils sont le résultat direct d'un ballet hormonal complexe et parfaitement normal. Comprendre ce mécanisme est la première étape pour mieux anticiper ces symptômes et enfin apprendre à les gérer.
D’autres facteurs qui peuvent jouer les trouble-fêtes
Si les hormones sont les premières responsables des caprices de ton transit pendant les règles, elles ne sont pas les seules sur le banc des accusés. D'autres éléments, liés à ton mode de vie, à certains médicaments ou à des conditions médicales, peuvent venir mettre leur grain de sel et transformer une simple gêne en véritable blocage. Avoir une vue d'ensemble, c'est déjà te donner les moyens d'agir.
On ne s'en doute pas toujours, mais l'utérus et l'intestin sont des voisins très proches. En France, la constipation chronique touche déjà entre 15 et 35 % des adultes, mais le phénomène s'intensifie souvent chez les femmes au moment de leurs règles. L'utérus, qui se gorge de sang en phase prémenstruelle, peut tout simplement venir comprimer le côlon, provoquant ballonnements et transit au ralenti. C'est une interaction purement mécanique, encore plus prononcée si certaines pathologies s'en mêlent. Pour creuser le sujet, cet article explique bien pourquoi la constipation est souvent un problème féminin.
L'effet caché des médicaments antidouleur
Quand les crampes menstruelles s'installent, ton premier réflexe est souvent de te tourner vers un antidouleur. C'est tout à fait légitime, mais attention : certains d'entre eux peuvent avoir un effet secondaire un peu sournois sur ton système digestif.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l'ibuprofène, sont très courants. Leur mission est de bloquer les prostaglandines pour calmer la douleur, mais cette action peut, chez certaines personnes, perturber l'équilibre fragile de la motilité intestinale.
Le problème est encore plus net avec les analgésiques plus puissants, comme ceux qui contiennent des opiacés (codéine, tramadol), parfois prescrits pour des douleurs très intenses. Leur effet constipant est, lui, très bien connu. Ces molécules agissent directement sur les récepteurs de la paroi intestinale et mettent un coup de frein brutal à son activité. La constipation est alors quasi inévitable.
Quand une pathologie sous-jacente s'en mêle
Parfois, la constipation qui s'intensifie avec les règles n'est pas un symptôme anodin. Elle peut être le signe d'une condition médicale plus complexe qui interagit avec le cycle. Deux pathologies sont particulièrement à surveiller.
**L'endométriose** Cette maladie chronique se définit par la présence de tissu semblable à celui de la paroi utérine en dehors de l'utérus. Si ces lésions se développent sur les organes digestifs (intestin, rectum, côlon), elles peuvent provoquer une inflammation et des adhérences qui bloquent physiquement le passage des selles. La constipation devient alors un symptôme majeur, et particulièrement douloureux pendant les règles.
**Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)** Le SOPK est un trouble hormonal qui perturbe souvent la régularité du cycle et crée un déséquilibre entre œstrogènes et progestérone. Ces montagnes russes hormonales peuvent rendre le transit complètement anarchique, aggravant la constipation non seulement pendant les règles, mais aussi tout au long du cycle.
Et si ton hygiène de vie était en cause ?
Finalement, il ne faut jamais oublier l'impact de nos habitudes quotidiennes, surtout dans cette période où ton corps est plus vulnérable.
- Une alimentation pauvre en fibres : Les fibres, c'est un peu le service de nettoyage de l'intestin. Si ton assiette manque de fruits, de légumes et de céréales complètes, les selles manquent de volume et de souplesse pour être évacuées sans effort.
- Une hydratation insuffisante : Pour bien fonctionner, les fibres ont besoin d'eau. Boire trop peu, c'est rendre les selles dures et compactes. C'est comme essayer de faire glisser une éponge toute sèche dans un tuyau.
- Le manque d'activité physique : Bouger stimule les contractions de l'intestin. À l'inverse, la sédentarité met le transit en mode veille.
- Le stress et l'anxiété : Ton cerveau et ton intestin sont intimement liés. Le stress peut brouiller la communication entre les deux et, le plus souvent, ralentir la cadence.
Quand ces facteurs s'ajoutent aux variations hormonales, on obtient le cocktail parfait pour la constipation et les règles. La bonne nouvelle ? C'est que tu as la main sur la plupart de ces ingrédients.
Ton plan d'action pour retrouver un transit apaisé
Maintenant qu'on a fait le tour des raisons pour lesquelles ton ventre te joue des tours avant et pendant tes règles, passons à la pratique. L'idée, ce n'est pas de tout chambouler du jour au lendemain, mais plutôt d'adopter de nouvelles habitudes, simples et efficaces, pour soulager et même prévenir la constipation.
Pense à ce qui suit comme ta boîte à outils personnelle. On va explorer ensemble quatre piliers fondamentaux pour ton bien-être digestif : ce que tu mets dans ton assiette, l'hydratation, l'activité physique et la gestion du stress. Chaque conseil est pensé pour t'apporter un vrai soulagement.

Le bon réflexe dans ton assiette pour plus de confort
Ce que tu manges a un impact énorme sur ton transit, encore plus durant cette période sensible du cycle. L'objectif n'est pas de te lancer dans un régime frustrant, mais de faire des choix malins qui donneront un coup de pouce à tes intestins.
L'ingrédient star pour un transit fluide ? Les fibres. Elles agissent un peu comme une éponge dans ton intestin : en se gorgeant d'eau, elles augmentent le volume des selles et les ramollissent. Résultat, le passage est beaucoup plus facile. Idéalement, essaie de viser entre 25 et 30 grammes de fibres par jour.
Pour faire le plein de fibres, rien de plus simple :
- Les légumineuses : Pense aux lentilles, pois chiches et haricots rouges. Elles sont de véritables championnes.
- Les céréales complètes : Troque le pain blanc, le riz blanc ou les pâtes classiques contre leurs versions complètes. Le quinoa et les flocons d'avoine sont aussi d'excellentes options.
- Les fruits et les légumes : Garde la peau des pommes, des poires ou des concombres (bien lavés, évidemment !). Les pruneaux, les figues, les framboises et les légumes à feuilles vertes comme les épinards sont particulièrement redoutables contre la constipation.
- Les graines et oléagineux : Une cuillère de graines de chia ou de lin dans ton yaourt, quelques amandes en en-cas... C'est non seulement riche en fibres, mais aussi en magnésium, un minéral qui aide à détendre les muscles de l'intestin.
Un petit conseil : si tu n'as pas l'habitude de manger beaucoup de fibres, vas-y progressivement. Ton système digestif a besoin d'un temps d'adaptation pour éviter les ballonnements.
Adapter ton alimentation à ton cycle peut vraiment faire la différence. Voici quelques pistes pour t'aider à choisir les bons aliments au bon moment, et ainsi limiter la constipation et les sensations de ballonnement.
Adapter ton alimentation à ton cycle pour un meilleur transit
| Phase du cycle | Aliments à privilégier (pourquoi ?) | Aliments à limiter (pourquoi ?) |
|---|---|---|
| Phase lutéale (pré-menstruelle) | Fibres solubles (avoine, pommes, carottes) : ramollissent les selles en douceur.Magnésium (légumes verts, amandes, chocolat noir) : aide à détendre les muscles intestinaux.Aliments riches en eau (concombre, melon) : contribuent à l'hydratation. | Aliments très salés (plats préparés, chips) : favorisent la rétention d'eau et les ballonnements.Sucres raffinés : peuvent perturber la flore intestinale et l'équilibre hormonal. |
| Phase menstruelle (règles) | Fibres insolubles (céréales complètes, légumineuses) : augmentent le volume des selles pour stimuler le transit.Fer (lentilles, épinards, viande rouge) : compense les pertes sanguines.Aliments anti-inflammatoires (gingembre, curcuma) : apaisent les crampes. | Aliments gras et frits : ralentissent la digestion et peuvent aggraver les crampes.Produits laitiers (si sensible) : peuvent augmenter les ballonnements chez certaines personnes.Caféine en excès : peut irriter l'intestin. |
En faisant ces choix ciblés, tu donnes à ton corps exactement ce dont il a besoin pour traverser chaque phase plus sereinement.
L'hydratation : la clé de voûte de ton confort digestif
Boire suffisamment est toujours important, mais ça devient absolutely crucial quand tu augmentes ton apport en fibres. Sans assez d'eau, les fibres peuvent paradoxalement aggraver la situation en créant un "bouchon".
L'eau permet aux fibres de faire leur travail : gonfler, ramollir les selles et faciliter leur évacuation. Vise au moins 1,5 à 2 litres d'eau répartis sur la journée. Pense aussi aux tisanes (la camomille, la menthe poivrée ou le gingembre sont parfaits) ou aux bouillons pour varier les plaisirs et apaiser ton système digestif.
Bouger pour faire bouger les choses
Quand tu te sens ballonnée, lourde et fatiguée, l'envie de faire du sport est souvent proche de zéro. Et pourtant ! Une activité physique douce est un remède incroyablement efficace pour stimuler le péristaltisme, ces fameuses contractions des intestins qui font avancer le contenu digestif.
Pas la peine de viser un marathon, l'objectif est simplement de mettre ton corps en mouvement.
Quelques exercices doux qui changent tout :
- La marche : Une simple balade de 20 à 30 minutes chaque jour peut littéralement faire des miracles pour relancer un transit paresseux.
- Le yoga : Certaines postures, comme les torsions douces, viennent masser les organes internes et réveiller la digestion. La posture de l'enfant ou celle qui consiste à ramener les genoux vers la poitrine sont géniales pour soulager les gaz et les crampes.
- Les étirements : S'étirer doucement le bas du dos et les abdominaux permet de libérer les tensions qui s'accumulent dans la région pelvienne.
Le plus important est d'écouter ton corps. Choisis une activité qui te fait du bien, sans jamais forcer.
Apaiser ton esprit pour détendre ton ventre
La connexion entre le cerveau et l'intestin est bien réelle. Le stress et l'anxiété ont un impact direct sur ta digestion : ils contractent les muscles de ton ventre et peuvent mettre ton transit sur pause. Apprendre à te relaxer est donc une partie intégrante de la solution.
Des techniques de relaxation à essayer dès aujourd'hui :
- La respiration profonde : Prends simplement quelques minutes pour te concentrer sur ton souffle. Inspire lentement par le nez en laissant ton ventre se gonfler, et expire doucement par la bouche. Cette technique simple active le système nerveux parasympathique, celui qui commande la détente et la digestion.
- La bouillotte chaude : Posée sur ton ventre, la chaleur d'une bouillotte a un double effet magique. Elle apaise les crampes menstruelles tout en détendant les muscles de tes intestins, ce qui peut aider à débloquer la situation.
- Le massage du ventre : Allongée confortablement, masse ton ventre doucement dans le sens des aiguilles d'une montre. Ce geste tout simple suit le trajet naturel du côlon et peut l'encourager à se remettre au travail.
En combinant ces quatre approches, tu crées un environnement bienveillant pour ton corps. Tu l'aides à mieux naviguer les hauts et les bas hormonaux et à maintenir un transit régulier, même pendant la période délicate des règles.
Quoi faire quand rien ne marche ? Les solutions naturelles et médicales
Parfois, tu as beau tout bien faire – manger des fibres, boire de l'eau, bouger – mais cette satanée constipation liée aux règles s'incruste et te gâche la vie. Si c'est ton cas, rassure-toi, tu as encore des cartes en main. Il existe des approches plus ciblées, allant des remèdes de grand-mère tout doux aux traitements médicamenteux, pour t'aider à retrouver un peu de sérénité.
L'idée, c'est de trouver ce qui te convient, sans brusquer ton corps. Avant de filer à la pharmacie, explorons d'abord quelques pistes naturelles qui peuvent déjà faire une sacrée différence.
Les approches douces pour donner un coup de pouce à ton transit
La nature est souvent ta meilleure alliée pour soulager un transit qui fait la grève. Ces méthodes peuvent être essayées seules ou en complément de tes bonnes habitudes pour un effet démultiplié.
- Les tisanes qui font du bien : Certaines plantes sont de véritables championnes pour relancer un intestin paresseux en douceur. La mauve, par exemple, est pleine de mucilages, des substances qui agissent comme un lubrifiant naturel. Le psyllium blond, lui, est une fibre qui gonfle au contact de l'eau, ce qui aide à former des selles plus molles et plus faciles à évacuer. Une petite tasse le soir peut préparer le terrain pour le lendemain matin.
- Le massage du ventre : Un geste tout simple mais qui peut tout changer. En te massant doucement le ventre, tu peux stimuler mécaniquement les contractions de ton côlon. Allongée confortablement, fais de lents mouvements circulaires dans le sens des aiguilles d'une montre. C'est le sens naturel du transit, et ça peut vraiment aider à débloquer la situation sans forcer.
- Un tour chez l'ostéopathe : On n'y pense pas toujours, mais un ostéopathe peut travailler sur les tensions au niveau du ventre et du bassin qui pourraient gêner le bon fonctionnement de tes intestins. En libérant ces blocages mécaniques, cette approche peut améliorer la mobilité de tes organes et t'apporter un soulagement durable.
Ces solutions naturelles sont souvent très efficaces, surtout si ta constipation est occasionnelle et vraiment liée à ton cycle. Pour creuser le sujet, tu peux jeter un œil à notre guide sur l'alimentation à adopter contre la constipation, qui regorge de conseils pratiques.
Quand faut-il penser aux médicaments ?
Si la constipation est vraiment sévère, douloureuse, ou que les solutions douces ne suffisent pas, les traitements médicamenteux peuvent t'apporter le soulagement que tu attends. On les trouve facilement en pharmacie, souvent sans ordonnance, mais il est hyper important de comprendre comment ils agissent avant de te lancer.
Les laxatifs, ce n'est pas une seule et même famille. Il en existe plusieurs types, avec des modes d'action très différents.
Voici les principaux types de laxatifs que tu pourras trouver :
- Les laxatifs de lest (ou de masse) : C'est le cas du psyllium ou de l'ispaghul. Ils sont bourrés de fibres qui vont absorber l'eau et augmenter le volume des selles. Ils agissent en 24 à 48 heures et sont généralement très bien tolérés. C'est souvent la première option à envisager.
- Les laxatifs osmotiques : À base de macrogol, lactulose ou sels de magnésium, leur job est d'attirer l'eau dans l'intestin pour ramollir les selles. C'est une action douce qui prend aussi un à deux jours.
- Les laxatifs stimulants : Ceux-là contiennent des actifs comme le bisacodyl ou le séné. Ils vont "irriter" un peu la paroi de l'intestin pour le forcer à se contracter et accélérer le mouvement. Ils sont plus rapides (effet en 6 à 12 heures) mais aussi plus agressifs. Ils peuvent donner des crampes et ne doivent être utilisés qu'en dernier recours et sur une très courte période.
- Les laxatifs lubrifiants : L'huile de paraffine, par exemple, aide simplement les selles à glisser en lubrifiant la paroi intestinale. Il faut les utiliser avec prudence, car ils peuvent gêner l'absorption de certaines vitamines.
Chaque option a ses pour et ses contre. Le bon choix dépendra de l'intensité du problème et de ta propre sensibilité. Le but est de te soulager efficacement, sans venir perturber encore plus l'équilibre fragile de ton système digestif pendant cette période si particulière du mois.
Mieux comprendre ton corps en suivant ton cycle
Et si la solution pour mieux gérer la constipation pendant tes règles se trouvait déjà en toi ? La toute première étape, et sans doute la plus importante, c'est d'apprendre à écouter ton corps et à décoder les signaux qu'il t'envoie. Pour ça, rien de tel qu'un suivi régulier de tes symptômes.
Imagine tenir un petit journal de bord de ton corps. Chaque jour, tu notes l'état de ton transit, ton niveau d'énergie, ce que tu as mangé, ton niveau de stress... Petit à petit, tu vas commencer à dessiner une carte très personnelle de ton fonctionnement. C’est en rassemblant ces infos que les schémas se révèlent d'eux-mêmes : "Tiens, la constipation démarre systématiquement trois jours avant mes règles", ou encore "Je remarque que quand je suis très stressée pendant ma phase lutéale, mon transit se bloque net".

Transformer ces observations en actions concrètes
C'est là que des outils comme une application de suivi de cycle deviennent de vrais alliés. Bien plus qu'un simple calendrier, une application comme Moone t'aide à visualiser très clairement les liens entre les phases de ton cycle, tes habitudes de vie et tes soucis digestifs. En quelques gestes, tu enregistres ce que tu ressens et l'appli t'aide à faire les rapprochements.
Ce suivi est d'autant plus pertinent que la constipation est un trouble qui touche énormément de femmes. Pour celles qui souffrent en plus de règles douloureuses, un suivi attentif peut mettre en lumière des liens directs entre dysménorrhée et troubles du transit, ce qui permet de trouver des stratégies bien plus ciblées. D'ailleurs, les recommandations médicales insistent sur l'importance de tenir un calendrier des selles pour aider au diagnostic, une approche qui colle parfaitement à ce que permet un suivi personnalisé. Tu peux trouver plus d'infos sur les recommandations officielles pour le diagnostic de la constipation sur le site de la SNFCP.
Comment Moone peut t'accompagner au quotidien
Avec son approche bienveillante et ses analyses basées sur des données scientifiques, Moone t'aide à identifier ces fameuses connexions. L'application te permet de comprendre ce qui, chez toi, déclenche ou aggrave la constipation pour que tu puisses agir plus efficacement.
- Anticiper les phases délicates : Une fois que tu as repéré que ta constipation arrive toujours à un moment précis de ton cycle, tu peux mettre en place des actions préventives quelques jours avant. Simple, mais efficace.
- Ajuster tes habitudes : Tu pourras voir concrètement si boire plus d'eau ou faire une séance de yoga a un impact positif sur ton transit pendant cette période critique.
- Préparer tes rendez-vous médicaux : Arriver chez ton médecin avec des données claires et précises en main rendra la discussion tout de suite plus constructive.
En comprenant les subtilités de ton corps, tu te donnes les clés pour agir de manière ciblée et vraiment personnalisée. Si tu veux savoir comment choisir l'outil qui te correspond le mieux, jette un œil à notre guide sur la meilleure application de suivi de cycle menstruel.
Quelques questions fréquentes sur la constipation et les règles
Même après avoir fait le tour des causes et des solutions, il est tout à fait possible que quelques questions te trottent encore dans la tête. C'est bien normal ! On a rassemblé ici les interrogations les plus courantes pour y répondre simplement et lever les derniers doutes.
C'est normal de passer de la constipation à la diarrhée pendant les règles ?
Oui, tout à fait ! C'est un grand classique et ça illustre parfaitement le yoyo hormonal que subit ton corps. Juste avant les règles, le pic de progestérone met ton transit au ralenti, d'où la constipation.
Puis, au moment où les saignements commencent, ce taux de progestérone s'effondre. En parallèle, ton corps se met à produire des prostaglandines. Ces molécules, qui servent à contracter l'utérus pour expulser le sang, ont aussi tendance à secouer un peu les intestins. Résultat : le transit s'emballe et ça peut se traduire par des selles molles, voire une bonne diarrhée les premiers jours.
Est-ce que ma contraception hormonale peut avoir un impact ?
Absolument. Que ce soit la pilule, le stérilet hormonal, l'implant ou le patch, toute contraception qui joue sur tes hormones peut influencer ton transit. Et l'effet peut vraiment varier d'une personne à l'autre, mais aussi selon le type de contraceptif.
Chez certaines, le fait d'avoir un cycle hormonal plus stable va même améliorer les problèmes digestifs. Pour d'autres, les progestatifs présents dans de nombreuses contraceptions peuvent au contraire freiner le transit et accentuer la constipation.
Si tu as le moindre doute, le mieux est d'en parler à ton médecin ou à ton ou ta gynécologue. Ensemble, vous pourrez voir si un ajustement est possible pour que tu te sentes mieux.
Constipation et règles : quand est-ce que je dois consulter ?
Même si elle est pénible, la constipation qui va et vient au rythme des règles est le plus souvent sans gravité. Il y a cependant quelques signaux qui doivent t'alerter et t'inciter à prendre un avis médical.
Pense à prendre rendez-vous si ta constipation est :
- Soudaine et vraiment intense, sans que tu ne puisses l'expliquer.
- Accompagnée de fortes douleurs au ventre qui ne ressemblent pas à tes crampes menstruelles habituelles.
- Associée à d'autres symptômes comme du sang dans les selles, une perte de poids inexpliquée ou une fatigue extrême.
- Devenue chronique. Autrement dit, si elle dure bien au-delà de tes règles et que rien n'y fait, même en changeant ton alimentation ou ton mode de vie.
Un professionnel de santé pourra s'assurer qu'il n'y a pas un autre problème derrière, comme une endométriose digestive ou un syndrome de l'intestin irritable. C'est la seule façon d'avoir un diagnostic clair et de trouver une solution réellement adaptée. Écoute ton corps !
Apprendre à décoder les messages que t'envoie ton corps, c'est la clé pour reprendre le contrôle sur ton bien-être. L'application Moone a justement été pensée pour t'aider à faire le lien entre ton cycle, tes habitudes et tes symptômes. Télécharge-la pour commencer à mieux te comprendre dès aujourd'hui sur https://getmoone.com.