Migraine pendant les règles : comprendre le lien hormonal et agir

January 28, 2026
Migraine pendant les règles : comprendre le lien hormonal et agir

Si la migraine s'invite systématiquement juste avant ou pendant tes règles, sache que ce n'est absolument pas une coïncidence. Ce phénomène bien réel est directement orchestré par les montagnes russes hormonales de ton cycle. Juste avant les menstruations, la chute vertigineuse du taux d'œstrogènes peut déclencher une véritable réaction en chaîne dans le cerveau, provoquant ces douleurs intenses, souvent bien plus coriaces que les migraines classiques.

Comprendre ce mécanisme est la toute première étape pour reprendre le contrôle.

Le lien intime entre hormones et migraine

Tu l'as sans doute déjà vécu : cette douleur pulsatile, épuisante, qui frappe avec une régularité déconcertante au même moment de ton cycle. Ce n'est pas dans ta tête. Le lien est si direct et si fréquent qu'on lui a donné un nom : la migraine menstruelle, aussi appelée migraine cataméniale. Un trouble qui concerne un très grand nombre de femmes.

La principale responsable ? Une hormone star du cycle féminin : l'œstrogène. Imagine tes hormones comme un orchestre jouant une symphonie complexe. Pendant la majeure partie du cycle, les œstrogènes maintiennent une belle harmonie. Mais juste avant les règles, leur niveau s'effondre. C'est ce plongeon brutal qui vient perturber toute la mélodie.

L'effet domino dans le cerveau

Cette baisse d'œstrogènes ne fait pas cavalier seul. Elle influence directement les neurotransmetteurs, ces messagers chimiques qui gèrent tout un tas de choses dans notre cerveau, comme l'humeur, le sommeil et, surtout, la perception de la douleur. La sérotonine, que l'on surnomme souvent "l'hormone du bonheur", est particulièrement sensible à ces variations.

Quand les œstrogènes chutent, la sérotonine leur emboîte le pas. Cette baisse rend les vaisseaux sanguins du cerveau plus réactifs et, de manière générale, abaisse notre seuil de tolérance à la douleur. C'est un peu comme si le volume de ton bouclier anti-douleur naturel était soudainement mis au minimum. Des stimuli qui, en temps normal, passeraient inaperçus deviennent alors source de douleur intense.

Ce diagramme illustre très bien cette cascade d'événements.

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On voit clairement comment la chute d'œstrogènes tire le premier fil, déclenchant une série de réactions qui finissent par amplifier la sensation de douleur.

Pourquoi la migraine menstruelle est-elle si tenace ?

Cette origine hormonale explique parfaitement pourquoi la migraine pendant les règles est souvent perçue comme plus violente et plus difficile à calmer. À la différence d'une migraine déclenchée par le stress ou la fatigue, celle-ci est profondément ancrée dans ta biologie et ton rythme cyclique.

Comprendre cette mécanique est fondamental. Cela permet non seulement de déculpabiliser, mais aussi de réaliser que ce que tu ressens n'est pas "psychologique" ; c'est un processus physiologique bien réel. Cette connaissance est ton point de départ pour trouver des stratégies de soulagement et de prévention réellement adaptées, car tu t'attaques à la racine du problème.

Pour aller plus loin, n'hésite pas à consulter notre article dédié aux maux de tête avant les règles.

Savoir reconnaître une migraine menstruelle

Faire la différence entre une migraine menstruelle et un "simple" mal de tête peut parfois ressembler à un vrai travail de détective. Est-ce juste une céphalée passagère ou quelque chose de plus profond, directement lié à ton cycle ? La clé est d'apprendre à reconnaître des signes très spécifiques qui, une fois assemblés, brossent un portrait assez clair de la migraine pendant les règles.

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Contrairement à un mal de tête diffus qui peut survenir n'importe quand, la migraine menstruelle a ses propres règles du jeu. C'est une douleur bien à part, qui te laisse peu de répit et s'accompagne souvent d'un cortège de symptômes vraiment handicapants. Apprendre à les décoder est la toute première étape pour mieux la gérer.

Les symptômes qui ne trompent pas

La caractéristique la plus frappante de la migraine menstruelle, c'est son timing. Pense à elle comme une sorte d'« horloge hormonale » interne : elle frappe avec une régularité presque mathématique, généralement dans les deux jours qui précèdent le début de tes règles et peut durer jusqu'à trois jours après. Cette prévisibilité est ton premier indice majeur.

Au-delà de ce calendrier, les sensations sont aussi très particulières :

  • Une douleur pulsatile : Imagine un battement de cœur intense, mais dans ta tête. La douleur n'est pas sourde et continue ; elle pulse, souvent de manière très violente.
  • Localisation unilatérale : La plupart du temps, la douleur se concentre d'un seul côté de la tête. Ça peut être à droite, à gauche, au niveau d'une tempe ou même derrière un œil.
  • Hypersensibilité sensorielle : La lumière (photophobie) et le son (phonophobie) deviennent soudainement insupportables. Se trouver dans une pièce un peu trop éclairée ou entendre une simple conversation peut suffire à aggraver la douleur.
  • Nausées et vomissements : Comme si la douleur ne suffisait pas, ton estomac peut se rebeller, ajoutant une couche de malaise à la crise.
  • Aggravation par l'effort : Le moindre mouvement, que ce soit monter des escaliers ou simplement marcher, peut intensifier la douleur de façon spectaculaire.

Migraine menstruelle vs Céphalée de tension

Il est facile de tout mettre dans le même sac. Après tout, un mal de tête est un mal de tête, non ? Pas tout à fait. Les céphalées de tension, même si elles sont très désagréables, sont généralement moins invalidantes et leurs caractéristiques sont bien différentes.

La recherche confirme cette distinction. Une étude américaine publiée dans la revue Neurology a montré que le risque de migraine est deux fois plus élevé durant les premiers jours des règles. En France, où la migraine touche environ 15 % des femmes, ce phénomène est bien connu. Pour en savoir plus, tu peux consulter les conclusions de cette étude sur la migraine et le cycle menstruel.

Pour t'aider à y voir plus clair, ce tableau compare les caractéristiques principales pour t'aider à identifier le type de mal de tête que tu ressens pendant tes règles.

Caractéristique Migraine menstruelle Céphalée de tension
Type de douleur Pulsatile, lancinante (comme des pulsations) Constante, comme une pression (sensation de "casque")
Localisation Souvent un seul côté de la tête Des deux côtés, souvent en bandeau
Intensité Modérée à sévère, très invalidante Légère à modérée
Symptômes associés Nausées, vomissements, sensibilité à la lumière et au son Rarement présents
Impact sur l'activité Empêche ou limite fortement les activités quotidiennes Gêne les activités mais ne les empêche pas

Comment calmer une crise de migraine sur le champ ?

Quand la migraine menstruelle débarque, c'est une véritable course contre la montre. La douleur qui martèle le crâne, les nausées, cette sensibilité extrême à tout... on se sent vite dépassée. L'objectif est simple : agir vite pour reprendre le dessus. Voici un plan d'action concret à déclencher dès les premiers signes.

Le premier réflexe, c'est souvent de prendre un médicament. Et pour cause : il faut stopper net la cascade inflammatoire qui s'emballe dans le cerveau. Le timing est absolument crucial. Plus tu agis tôt, plus le traitement a de chances de fonctionner.

Les médicaments à prendre pour stopper la crise

Pour une migraine pendant les règles d'intensité légère à modérée, tes premiers alliés se trouvent généralement en pharmacie, sans ordonnance. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont souvent les plus efficaces.

  • Ibuprofène : Un grand classique pour réduire l'inflammation et calmer la douleur.
  • Naproxène : Son avantage ? Une action plus longue, ce qui est particulièrement utile quand la crise a tendance à s'éterniser sur plusieurs jours.
  • Aspirine : Elle est parfois associée à de la caféine, un duo qui peut booster son efficacité.

Le secret de ces médicaments, c'est qu'ils bloquent la production des prostaglandines, ces molécules qui jettent de l'huile sur le feu de l'inflammation et de la douleur. Pour qu'ils soient efficaces, il faut les prendre dès les tout premiers symptômes. Attendre que la douleur soit installée, c'est réduire considérablement leurs chances de succès.

Seulement voilà, la migraine menstruelle est souvent coriace et les AINS ne suffisent pas toujours. Si c'est ton cas, ton médecin peut te proposer des traitements plus spécifiques.

Les triptans sont une famille de médicaments créés spécifiquement pour la migraine. Leur mission : resserrer les vaisseaux sanguins du cerveau qui se sont dilatés et bloquer les messages de douleur. Disponibles uniquement sur ordonnance, ils existent sous différentes formes (comprimés, spray nasal...) pour agir plus ou moins vite. Ce sera à ton médecin de trouver celui qui te convient le mieux.

Les gestes simples qui changent tout

Les médicaments, c'est une chose, mais ce n'est qu'une partie de la solution. Ton environnement et quelques gestes tout simples peuvent faire une différence énorme sur l'intensité et la durée de la crise. Pense-y comme des alliés qui viennent soutenir l'action des médicaments et apaiser ton système nerveux à bout de nerfs.

Voici une petite routine de secours à mettre en place immédiatement :

  • Crée ta bulle de calme : Isole-toi dans une pièce sombre et silencieuse. La lumière (photophobie) et le bruit (phonophobie) sont de puissants amplificateurs de douleur. Mettre tes sens au repos, c'est offrir une pause bien méritée à ton cerveau.
  • Mise sur le froid : Une compresse froide, un sachet de petits pois congelés enroulé dans un torchon ou un masque de gel sortant du frigo peuvent faire des miracles. Pose-le sur ton front, tes tempes ou ta nuque. Le froid anesthésie un peu la douleur et aide à calmer l'inflammation des vaisseaux.
  • Hydrate-toi, mais intelligemment : Bois un grand verre d'eau. La déshydratation, même légère, est un facteur aggravant bien connu. Un petit café en tout début de crise peut aussi aider certaines personnes, mais attention à ne pas en abuser, car il peut aussi devenir un déclencheur.
  • Respire, tout simplement : Allonge-toi et porte ton attention sur ton souffle. Inspire lentement par le nez en comptant jusqu'à 4, retiens l'air en comptant jusqu'à 7, puis expire doucement par la bouche en comptant jusqu'à 8. Cette technique, qu'on appelle la respiration 4-7-8, est redoutable pour calmer le système nerveux et relâcher les tensions.

Ces gestes ne sont pas des gadgets. Ce sont de vrais outils pour reprendre un peu de contrôle sur la douleur. En créant un environnement apaisant, tu aides ton corps à mieux combattre la crise, main dans la main avec le traitement que tu as pris. En combinant ces deux approches, tu mets toutes les chances de ton côté pour calmer la tempête au plus vite.

Adopter des stratégies de prévention au quotidien

La meilleure migraine, c'est celle qui ne se déclenche jamais. Plutôt que de subir passivement chaque crise, imagine pouvoir mettre en place une véritable stratégie pour prendre les devants. L'objectif ? Réduire non seulement la fréquence, mais aussi l'intensité de tes migraines pendant les règles. Il ne s'agit pas de tout révolutionner du jour au lendemain, mais d'intégrer de petites habitudes qui, une fois cumulées, peuvent vraiment changer la donne sur le long terme.

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Ton mode de vie est un levier incroyablement puissant. Chacun de tes choix quotidiens, de ce que tu manges à la manière dont tu gères une montée de stress, peut soit renforcer ton bouclier anti-migraine, soit le fragiliser. Voyons ensemble comment construire des défenses solides, un jour à la fois.

Ton alimentation comme première alliée

Considère ton assiette comme une pharmacie naturelle. Certains nutriments sont de véritables alliés, reconnus pour leur rôle protecteur sur le système nerveux et leur capacité à calmer l'inflammation, qui est au cœur du mécanisme de la migraine.

  • Le magnésium : C'est un peu le super-héros des migraineuses. Il aide à apaiser le système nerveux et à détendre les vaisseaux sanguins. Pense à intégrer des légumes verts à feuilles (épinards, kale), des amandes, des graines de chia et du chocolat noir (vise 70 % de cacao ou plus).
  • Les oméga-3 : Ces bonnes graisses sont de puissants anti-inflammatoires naturels. On les trouve en abondance dans les poissons gras comme le saumon, le maquereau et les sardines, mais aussi dans les graines de lin et de chia.
  • L'hydratation : C'est la base, mais on l'oublie trop souvent. La déshydratation, même légère, est un déclencheur de migraine classique. Garde une gourde à portée de main et bois régulièrement tout au long de la journée, sans même attendre d'avoir soif.

À l'inverse, certains aliments peuvent jeter de l'huile sur le feu. L'alcool, un excès de caféine, les aliments très sucrés ou ultra-transformés sont connus pour perturber l'équilibre fragile de notre corps et nous rendre plus vulnérables.

L'importance du sommeil et de l'activité physique

Le sommeil et le sport forment un duo inséparable pour réguler tes hormones et ton système nerveux. Ici, le maître-mot, c'est la régularité.

Une activité physique douce mais régulière est tout aussi bénéfique. Pas besoin de courir un marathon ! L'idée est simplement de bouger pour oxygéner ton corps et libérer des endorphines, qui sont nos antidouleurs naturels. Le yoga, la marche rapide ou la natation sont d'excellentes options pour ça.

Gérer le stress pour apaiser ton cerveau

Le stress agit comme un véritable amplificateur de douleur. Quand tu es stressée, ton corps libère du cortisol, une hormone qui peut te rendre encore plus sensible aux déclencheurs de la migraine.

Intégrer des moments de calme dans tes journées n'est donc pas un luxe, c'est une nécessité. Ça peut être quelques minutes de méditation, des exercices de respiration profonde, ou juste une pause pour écouter une musique qui t'apaise. Ces petites pratiques aident à faire redescendre la pression et à rendre ton système nerveux plus résilient.

La mini-prophylaxie, une approche médicale ciblée

Parfois, malgré tous tes efforts sur le mode de vie, ça ne suffit pas. C'est souvent le cas lorsque la migraine menstruelle est particulièrement sévère et prévisible. Si tu te reconnais là-dedans, une approche médicale ciblée, appelée mini-prophylaxie, peut être discutée avec ton médecin.

Le principe est simple : prendre un traitement préventif, comme un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), sur une très courte période, juste avant et pendant tes règles. L'idée est d'anticiper la tempête inflammatoire déclenchée par la chute des hormones, avant même qu'elle n'ait le temps de s'installer.

Des études ont montré que cette mini-prophylaxie non hormonale, prise de deux jours avant les règles jusqu'à la fin de celles-ci, peut réduire les crises de 40 % chez près de 70 % des patientes. Des applications comme Moone peuvent t'aider en corrélant précisément ton cycle et tes habitudes de vie avec tes douleurs, pour te fournir des conseils ciblés. Pour creuser le sujet, tu peux consulter ces données sur la migraine et le cycle menstruel.

Attention, cette approche doit impérativement être discutée et encadrée par un professionnel de santé, car elle ne convient pas à tout le monde. C'est une option puissante qui, bien utilisée et combinée à une bonne hygiène de vie, peut vraiment changer la donne et t'offrir des périodes menstruelles beaucoup plus sereines.

Apprendre à décoder tes symptômes pour mieux agir

Ton corps te parle, surtout à l'approche de tes règles. Apprendre à écouter ces signaux est la première étape pour reprendre le contrôle sur la migraine menstruelle. Plutôt que de subir passivement les crises, l'idée est de devenir une sorte de détective de ton propre bien-être, en traquant les schémas et les déclencheurs qui te sont propres.

Cette démarche proactive repose sur un concept simple mais incroyablement efficace : tenir un journal de bord de tes migraines. Il ne s'agit pas de prendre des notes pour le plaisir, mais de rassembler des indices précieux qui, une fois mis bout à bout, te donneront une image claire de ce qui se passe dans ton corps.

Pourquoi le suivi est une stratégie gagnante

Tenir un journal de ses symptômes, c'est un peu comme dessiner la carte d'un territoire inconnu. Au début, tout semble chaotique. Puis, au fil des cycles, des motifs commencent à se dessiner. Tu pourrais découvrir des liens que tu n'aurais jamais imaginés.

C'est là que la technologie peut devenir une alliée de taille. Des outils comme l'application Moone sont justement pensés pour simplifier cette démarche et la rendre bien plus intuitive qu'un simple carnet. L'objectif est de centraliser toutes les informations importantes au même endroit.

  • Quand la douleur frappe-t-elle ? Note précisément le jour de ton cycle, l'heure de la journée et la durée de la crise.
  • Quelle est son intensité ? Sur une échelle de 1 à 10, à quel point la douleur te handicape-t-elle ?
  • Quels autres symptômes l'accompagnent ? Liste tout : nausées, sensibilité à la lumière ou au son, fatigue intense, irritabilité...
  • Qu'as-tu fait ce jour-là ? Pense à ce que tu as mangé, bu, à la qualité de ton sommeil, à ton niveau de stress ou à ton activité physique.

En notant ces détails, tu ne fais pas que documenter ta souffrance. Tu construis activement une base de données sur mesure pour mieux la combattre.

Transformer les données en actions concrètes

La vraie magie du suivi opère lorsque ces données brutes se transforment en informations utiles. Une application comme Moone, par exemple, peut analyser tes entrées pour mettre en lumière des corrélations propres à ton métabolisme.

Imagine découvrir qu'une légère déshydratation la veille de tes règles déclenche systématiquement une crise plus forte. Ou que tes migraines sont moins intenses les semaines où tu as réussi à faire deux séances de yoga. Ce sont ces petits détails qui, une fois identifiés, te donnent de vrais leviers pour agir.

Les migraines cataméniales touchent environ 20 à 25 % des femmes en âge de procréer. Un bon suivi peut révéler des déclencheurs personnels, comme le stress ou la déshydratation, qui viennent aggraver l'impact des variations hormonales. Avec des conseils ciblés et basés sur la science, près de 50 % des utilisatrices rapportent une diminution de l'intensité de leurs douleurs après 3 mois de suivi. Pour en savoir plus, tu peux explorer les liens entre migraine et cycle sur Sororifemme.

Comment Moone peut t'accompagner

Une application dédiée au suivi de ton cycle et de tes symptômes peut vraiment te faciliter la vie. Elle ne se contente pas de t'aider à enregistrer les informations de manière structurée, elle t'aide aussi à les interpréter.

Moone a été conçue pour aller bien au-delà du simple suivi de la fertilité. Son but est de valider ce que tu ressens et de t'aider à trouver des solutions. L'application te guide pour noter tes douleurs, tes habitudes de vie et tes symptômes, puis analyse ces informations pour te proposer des conseils adaptés à chaque phase de ton cycle.

Et le plus important : tout cela se fait dans le respect total de ta vie privée. Tes données de santé sont précieuses et sensibles. Moone garantit leur confidentialité grâce à un chiffrement complet. Personne d'autre que toi n'y a accès.

En utilisant un tel outil, tu fais bien plus que suivre tes symptômes. Tu te donnes les moyens d'anticiper, d'agir et de mieux dialoguer avec les professionnels de santé, armée d'un historique précis et détaillé de ce que tu vis. Tu peux découvrir plus en détail les avantages d'une application pour suivre les règles dans notre article dédié.

Quand et qui consulter pour tes migraines menstruelles ?

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Tenter de gérer seule tes migraines pendant les règles, mois après mois, c'est un combat épuisant. Le plus important, c'est de bien intégrer que tu n'as pas à traverser ça en silence. Ta douleur est réelle, elle est valide, et des professionnels sont là pour t'accompagner.

Mais le déclic n'est pas toujours évident. Comment savoir que le moment est venu de prendre rendez-vous ? Certains signaux sont de véritables alertes à ne surtout pas ignorer.

Les signes qui ne trompent pas : il est temps de consulter

On a vite fait de se dire que "c'est normal, c'est juste les règles" et de minimiser ce qu'on endure. Pourtant, si tu te reconnais dans l'une des situations ci-dessous, c'est probablement que la limite est atteinte.

Sois attentive si :

  • Les crises gagnent en intensité : Tes migraines deviennent de plus en plus fortes, au point de te clouer au lit et de rendre la douleur insupportable.
  • Tes antidouleurs habituels sont à la peine : Les médicaments qui te soulageaient avant n'ont quasiment plus d'effet, ou alors tu dois sans cesse augmenter les doses pour un résultat décevant.
  • Ton quotidien en prend un coup : Tu te retrouves à annuler des sorties, à devoir poser des jours de congé ou à ne plus pouvoir t'occuper de ta famille à cause de la douleur. C'est un impact énorme.
  • De nouveaux symptômes se manifestent : Tu commences à avoir des troubles de la vue, des vertiges ou des sensations d'engourdissement que tu n'avais jamais ressentis lors de tes crises précédentes.

Identifier un de ces signaux est déjà un grand pas pour reprendre le contrôle.

Quel parcours de soin pour tes migraines ?

Le monde médical peut parfois faire un peu peur, mais pour les migraines menstruelles, le chemin est souvent assez logique. Ton premier point de contact, c'est la personne qui te connaît le mieux : ton médecin généraliste.

Pense à lui ou elle comme le chef d'orchestre de tes soins. Il pourra faire un premier bilan, poser le diagnostic de migraine menstruelle et te proposer des traitements de première ligne. Et surtout, il saura vers qui t'orienter si la situation est plus complexe.

Selon la nature de tes symptômes, il pourrait te recommander de voir :

  • Un·e gynécologue : Si le lien entre tes migraines et tes hormones est évident, c'est l'expert·e idéal·e. Il ou elle pourra discuter de pistes comme un changement de contraception ou d'autres approches hormonales pour stabiliser les choses.
  • Un·e neurologue : C'est le ou la spécialiste des maux de tête. Si tes migraines sont particulièrement violentes, résistent aux traitements classiques ou présentent des symptômes inhabituels, une consultation s'impose pour des examens plus poussés et des traitements de fond spécifiques.

Parler de tes hormones est une étape cruciale. Si tu veux approfondir le sujet, notre article sur l'importance d'un bilan hormonal pour une femme pourra t'éclairer. Dans tous les cas, n'hésite jamais à poser des questions et à décrire avec précision ce que tu vis. Ton ressenti, c'est l'information la plus précieuse pour trouver la solution qui te convient vraiment.

Tes questions, nos réponses sur la migraine menstruelle

Pour terminer, passons en revue quelques-unes des questions qui reviennent le plus souvent. L'idée ici est de te donner des réponses claires et directes pour compléter ce que nous avons vu et t'aider à mieux naviguer au quotidien avec la migraine liée aux règles.

La pilule contraceptive : amie ou ennemie de mes migraines ?

C'est une excellente question, et la réponse n'est pas si simple, car elle dépend vraiment de chaque personne. Pour certaines, une contraception hormonale prise en continu (sans la fameuse semaine de pause) peut faire des merveilles. En maintenant un niveau d'œstrogènes stable, on évite la chute brutale qui met le feu aux poudres et déclenche la migraine.

Mais attention, l'inverse est aussi vrai. Pour d'autres femmes, certaines pilules peuvent au contraire aggraver les crises. Si tu songes à cette piste, il est absolument essentiel d'en parler avec ton médecin ou gynécologue. Ensemble, vous pourrez trouver la contraception qui correspond vraiment à ton profil hormonal et à ton type de migraine.

Mes migraines menstruelles s'arrêteront-elles à la ménopause ?

Pour la majorité des femmes, la bonne nouvelle est que oui. La ménopause signe la fin des montagnes russes hormonales qui sont au cœur du problème. Une fois que les niveaux d'œstrogènes se stabilisent, même s'ils sont bas, les crises liées au cycle ont tendance à s'espacer, à perdre en intensité, et parfois même à disparaître pour de bon.

Pourquoi est-ce que j'ai parfois une "aura" avec ma migraine ?

L'aura migraineuse, c'est ce phénomène neurologique un peu étrange qui peut précéder ou accompagner le mal de tête. Le plus souvent, ce sont des troubles visuels : des flashs, des points qui scintillent, des lignes en zigzag, ou même une perte de vision passagère dans une partie du champ visuel.

Même si elle est un peu moins courante dans les migraines purement menstruelles, elle peut tout à fait se manifester. Concrètement, l'aura est causée par une vague d'activité électrique qui se propage à la surface du cerveau. Si tu vis une aura pour la première fois, ou si elle te semble différente de d'habitude, il est important de consulter un médecin pour écarter tout autre problème.

Les compléments alimentaires peuvent-ils vraiment m'aider ?

Oui, certains compléments ont montré des bénéfices intéressants en prévention. Bien sûr, ils ne remplacent pas un traitement médical prescrit par un professionnel, mais ils peuvent vraiment apporter un soutien précieux.

  • Le magnésium : C'est sans doute le plus étudié. Pris quotidiennement, il peut aider à réduire la fréquence des crises en contribuant à calmer l'hyperexcitabilité du système nerveux.
  • La vitamine B2 (riboflavine) : À des doses plus élevées (et toujours sous avis médical), elle a prouvé son efficacité pour diminuer la récurrence des migraines chez certaines personnes.
  • La grande camomille (feverfew) : C'est une plante utilisée depuis longtemps pour ses propriétés anti-inflammatoires. Elle peut être une aide pour certains profils.

Une règle d'or : avant de te lancer, discutes-en avec ton médecin. Il pourra vérifier qu'il n'y a pas de contre-indications et te conseiller sur les dosages qui te conviennent.

Suivre tes symptômes est la première étape, la plus fondamentale, pour comprendre ce qui t'arrive et pouvoir agir. Moone a été conçue précisément pour t'accompagner dans cette démarche, t'aider à décoder les signaux de ton corps et à trouver des stratégies qui fonctionnent pour toi, le tout dans un cadre bienveillant et confidentiel. Découvre comment reprendre la main sur getmoone.com.