Pilule pour arrêter les règles : le guide pour choisir la meilleure option
Oui, il existe bien une pilule pour arrêter les règles. C'est d'ailleurs une solution que de plus en plus de personnes envisagent, que ce soit pour ton confort personnel ou pour répondre à des problématiques médicales.
En pratique, il s'agit le plus souvent d'une pilule contraceptive hormonale, prise sans interruption. Son rôle ? Mettre tes ovaires au repos et empêcher la muqueuse utérine de s'épaissir. Résultat : plus de saignements mensuels.
Comprendre pourquoi et comment suspendre tes règles
Si l'idée de dire adieu à tes règles mensuelles t'a déjà traversé l'esprit, rassure-toi, tu es loin d'être la seule. Cette démarche, parfois vue à tort comme une simple fantaisie, est en réalité une quête légitime pour améliorer ta qualité de vie. Et pour beaucoup, elle répond à un vrai besoin médical.
Les motivations pour vouloir mettre tes menstruations sur pause sont variées et très personnelles. On retrouve par exemple :
- La gestion de règles très douloureuses (dysménorrhée), qui peuvent devenir un véritable handicap au quotidien.
- Le soulagement des symptômes liés à des maladies comme l'endométriose ou un syndrome prémenstruel (SPM) particulièrement sévère.
- L'envie de s'affranchir des contraintes logistiques et du coût des protections périodiques.
- Des raisons plus pratiques, comme un voyage important, une compétition sportive ou tout simplement une envie de confort.
Le mécanisme hormonal derrière l'arrêt des règles
Alors, comment une petite pilule peut-elle concrètement stopper les saignements ? Le principe est assez simple. Une pilule contraceptive hormonale libère dans ton corps des hormones de synthèse (des œstrogènes et/ou des progestatifs). Ces hormones agissent un peu comme un interrupteur sur ton cycle naturel.
En maintenant un niveau d'hormones stable, la pilule empêche l'ovulation et met tes ovaires en "mode pause". Du coup, la paroi de ton utérus (l'endomètre) ne s'épaissit plus comme elle le ferait normalement pour se préparer à une éventuelle grossesse. Sans cet épaississement, il n'y a tout simplement rien à évacuer. Les saignements n'ont donc plus lieu d'être.
Une tendance qui évolue en France
Le regard sur la contraception hormonale a énormément changé ces dernières années. La pilule œstroprogestative, qui a longtemps été la norme, a connu un déclin marqué. Son utilisation a chuté de près de 48 % depuis 2010.
Alors qu'elle était l'option de 54 % des personnes sous contraception en 2012, ce chiffre est descendu à 35 % plus récemment. Cela montre bien que les choix en matière de contraception se diversifient. Pour creuser le sujet, les données de l'ANSM sur la contraception hormonale en France sont très éclairantes.
Cette évolution va de pair avec une meilleure compréhension des mécanismes hormonaux, ce qui te permet de faire des choix plus alignés avec tes besoins. Si tu as envie de mieux comprendre ton propre équilibre, tu peux te renseigner sur l'intérêt de réaliser un bilan hormonal complet. C'est souvent une excellente première étape pour explorer sereinement les options qui s'offrent à toi.
Quelle pilule choisir pour ne plus avoir tes règles ?
Maintenant qu'on a vu le principe de base, passons au concret. Comment choisir la bonne pilule pour dire adieu (ou au revoir) à tes règles ? En gros, il existe deux grandes familles de pilules, chacune avec sa propre méthode pour mettre les saignements sur pause.
Le choix final dépendra toujours de ton corps, de tes envies et, bien sûr, d’une discussion avec un pro de la santé. L'objectif ici est de te donner les clés pour comprendre les différences et arriver à ton rendez-vous avec toutes les cartes en main.
Les pilules œstroprogestatives prises en continu
La première option est la fameuse pilule combinée, ou œstroprogestative. C'est la plus classique : elle contient un œstrogène et un progestatif. Le schéma habituel est de 21 jours de prise, puis une semaine d'arrêt qui provoque des saignements, appelés "saignements de privation".
L'astuce pour ne plus avoir tes règles avec cette pilule est toute simple : il suffit de ne pas faire la pause. Au lieu d'arrêter 7 jours, tu enchaînes directement avec la plaquette suivante. En faisant ça, tu maintiens un niveau d'hormones stable dans ton corps. Cet apport constant empêche la muqueuse utérine de se dégrader, et donc, pas de saignements.
Un petit bémol à connaître : cette méthode peut provoquer du spotting, de légers saignements imprévus, surtout au début. C’est tout à fait normal, c'est juste le temps que ton corps s'habitue à ce nouveau rythme sans pause.
Les pilules progestatives, la solution pour une absence de règles
L'autre grande option, ce sont les pilules progestatives. Comme leur nom l'indique, elles ne contiennent qu'une seule hormone, un progestatif. Celles qui contiennent du désogestrel sont particulièrement réputées pour leur efficacité à supprimer les règles.
Contrairement à leurs cousines combinées, les pilules progestatives se prennent obligatoirement en continu. Pas de semaine de pause, jamais. Leur mission principale est de bloquer l'ovulation et de rendre la glaire cervicale plus épaisse. Pour savoir exactement à quel moment commencer, notre guide sur quand prendre la pilule est là pour toi.
L'un des effets les plus recherchés de cette pilule est l'aménorrhée, c'est-à-dire l'absence totale de règles. Une grande partie des personnes qui utilisent une pilule au désogestrel voient leurs saignements disparaître complètement après quelques mois.
Comparaison des pilules pour arrêter les règles
Pour t'aider à visualiser tout ça, voici un petit tableau récapitulatif qui met les deux options face à face.
Ce tableau compare les deux principaux types de pilules utilisées pour supprimer les menstruations, leur mécanisme et leur efficacité attendue.
| Type de pilule | Comment ça marche pour toi | Quelle efficacité pour stopper les règles | Est-ce fait pour toi |
|---|---|---|---|
| Œstroprogestative (combinée) | Tu enchaînes les plaquettes sans faire la semaine de pause habituelle pour éviter la chute d'hormones. | Très efficace pour supprimer les saignements de privation. Du spotting est possible au début. | Si tu supportes bien les œstrogènes et que tu cherches une méthode simple pour contrôler tes saignements. |
| Progestative seule (au désogestrel) | Tu prends un comprimé chaque jour, sans jamais d'interruption. Le dosage est plus faible mais constant. | Forte probabilité d'absence totale de règles (aménorrhée) chez une majorité de personnes. | Si tu as des contre-indications aux œstrogènes (tabac, antécédents de thrombose) ou si tu cherches à ne plus du tout avoir de saignements. |
Évidemment, le choix entre ces deux types de pilules ne se fait pas au hasard dans son coin. Il est absolument essentiel d'en discuter avec un médecin ou une sage-femme. Ce sont les seules personnes qui pourront évaluer ta situation personnelle et te guider vers la pilule pour arrêter les règles la plus adaptée et la plus sûre pour toi.
Évaluer les bénéfices et les risques de supprimer tes règles
Décider d'utiliser une pilule pour arrêter les règles n’est pas une petite décision. C'est un choix qui mérite d'être bien réfléchi, en mettant dans la balance les avantages potentiels d'un côté, et les risques ou effets secondaires de l'autre. Le but du jeu est de trouver ce qui fonctionne le mieux pour toi, ton corps et ton bien-être général.
Mettre tes règles sur pause peut être une véritable bouffée d'air frais. Pense-y : ne plus avoir à organiser ta vie en fonction de ton cycle, que ce soit pour des vacances, une compétition sportive ou juste pour te sentir plus libre au jour le jour.
Les avantages concrets d'une vie sans règles
Au-delà du confort pratique, l'arrêt des menstruations peut apporter de réels bénéfices pour ta santé et ta qualité de vie, surtout si tes cycles sont compliqués.
- La fin des douleurs intenses : Pour toutes celles qui subissent une dysménorrhée (des règles extrêmement douloureuses), dire adieu aux saignements, c'est souvent aussi dire adieu aux crampes qui clouent au lit.
- Un soulagement pour certaines pathologies : C'est une approche souvent recommandée pour mieux gérer les symptômes de l'endométriose ou du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
- Lutter contre l'anémie : Si tes règles sont particulièrement abondantes (ménorragies), elles peuvent te vider de ton fer et t'épuiser. Stopper les saignements aide à maintenir un bon taux de fer.
- Moins de migraines : Certaines personnes souffrent de migraines cataméniales, qui sont directement déclenchées par les montagnes russes hormonales du cycle. Stabiliser les hormones avec une prise en continu peut les faire disparaître.
Pour t'aider à y voir plus clair, ce petit arbre de décision résume bien le choix de départ entre les deux grands types de pilules.

Comme tu peux le voir, l'idée d'enchaîner les plaquettes te dirige tout naturellement vers une pilule combinée. La pilule progestative, elle, est conçue dès le départ pour une prise en continu, sans aucune pause.
Les inconvénients et effets secondaires à connaître
Bien sûr, jouer avec son cycle hormonal n'est pas totalement anodin. Il faut être bien consciente des effets secondaires qui peuvent pointer le bout de leur nez, même s'ils sont loin d'être systématiques.
Le spotting, ces petits saignements imprévus et généralement légers, est un des classiques, surtout durant les premiers mois. C'est simplement le temps que ton corps s'habitue à ce nouveau rythme sans cycle.
Parmi les autres effets possibles, on peut trouver :
- Des changements d'humeur ou une sensibilité à fleur de peau.
- Une modification de la libido, qui peut grimper en flèche ou, au contraire, prendre des vacances.
- L'apparition ou l'aggravation de l'acné chez certaines.
- Une sensibilité au niveau de la poitrine.
Les contre-indications médicales à ne jamais ignorer
L'option d'une pilule hormonale, qu'elle soit combinée ou progestative, n'est malheureusement pas ouverte à tout le monde. Il y a des contre-indications médicales très strictes qui rendent cette solution potentiellement dangereuse.
La pilule combinée (celle qui contient des œstrogènes) est formellement déconseillée si tu as :
- Des antécédents personnels ou familiaux de thrombose (phlébite, embolie pulmonaire) ou de problèmes artériels.
- Certains cancers hormonodépendants, comme le cancer du sein.
- Une hypertension artérielle qui n'est pas bien contrôlée.
- Plus de 35 ans et que tu fumes.
Les pilules progestatives seules ont une liste de contre-indications plus courte, mais elles restent déconseillées en cas de maladie grave du foie ou de certains types de cancer.
Voilà pourquoi un rendez-vous médical est absolument indispensable. Un professionnel de santé va passer en revue tes antécédents et ton état de santé pour s'assurer que, dans ton cas, les bénéfices l'emportent de loin sur les risques. C'est cette discussion qui te permettra de prendre une décision éclairée et sécuritaire, juste pour toi.
Et si la pilule n'est pas pour toi ? Les autres options pour ne plus avoir tes règles
Avaler un comprimé chaque jour, à la même heure... ce n'est pas pour tout le monde. Si cette routine te pèse, rassure-toi : la pilule est loin d'être la seule solution pour mettre tes règles sur pause. Il existe d'autres méthodes contraceptives hormonales, souvent plus discrètes et valables sur le long terme, qui offrent une efficacité redoutable sans la charge mentale quotidienne.
Le principe de base reste le même : diffuser une hormone progestative pour mettre le cycle menstruel en veille. Ce qui change, c'est la façon dont cette hormone est administrée et la durée de la protection. Faisons le tour de ces alternatives pour voir laquelle pourrait coller à ton style de vie.

Le stérilet hormonal (ou SIU)
Le dispositif intra-utérin (DIU) hormonal, que les pros appellent système intra-utérin (SIU), est un petit objet en plastique en forme de T. Un médecin ou une sage-femme le place directement dans ton utérus, et sa popularité grimpe en flèche. Et pour cause.
En France, le stérilet est devenu la méthode de contraception la plus courante, devant la pilule. Aujourd'hui, 27,7 % des femmes sous contraception ont choisi un DIU (hormonal ou au cuivre), ce qui en fait le numéro un. C'est une véritable révolution quand on pense qu'en 2000, elles n'étaient que 3,5 % ! Cette évolution est détaillée dans un article du journal Le Monde.
Son grand atout ? Il agit localement. Le SIU libère une très faible dose de progestatif (le lévonorgestrel) en continu, directement là où il faut. Cette hormone a un double effet : elle épaissit la glaire à l'entrée du col de l'utérus, créant une barrière pour les spermatozoïdes, et surtout, elle amincit la muqueuse utérine (l'endomètre).
Les avantages du SIU sont clairs :
- La paix d'esprit : Une fois posé, tu es tranquille pour 3 à 8 ans, selon le modèle. Fini le stress de l'oubli !
- Une efficacité maximale : C'est l'une des méthodes les plus fiables qui existent.
- Une action ciblée : Comme les hormones agissent surtout dans l'utérus, les effets secondaires sur le reste du corps sont souvent plus limités.
Si cette option t'intéresse, notre guide complet sur le stérilet qui supprime les règles répondra à toutes tes questions.
L'implant contraceptif sous la peau
Une autre alternative super pratique est l'implant. Imagine un petit bâtonnet souple, de la taille d'une allumette, inséré juste sous la peau de ton bras. C'est rapide, fait sous anesthésie locale par un professionnel de santé, et quasiment invisible.
L'implant diffuse en continu une hormone progestative dans le sang, ce qui a pour effet de bloquer l'ovulation. C'est un peu comme une pilule progestative que tu n'aurais jamais besoin de prendre. L'impact sur les règles est similaire : une bonne partie des utilisatrices voient leurs saignements diminuer, et environ une personne sur cinq n'a plus du tout ses règles.
Petit bémol, l'effet peut être un peu moins prévisible qu'avec le stérilet hormonal. Certaines femmes connaissent du spotting (de légers saignements) ou des règles irrégulières, surtout les premiers mois. L'implant est efficace pendant 3 ans, après quoi il faut le faire retirer et, si tu le souhaites, le remplacer par un nouveau.
L'injection contraceptive tous les trois mois
Enfin, il y a l'injection contraceptive. Comme son nom l'indique, c'est une piqûre d'un progestatif, faite dans un muscle (souvent la fesse) par un médecin, une sage-femme ou une infirmière. Le rendez-vous est à prendre tous les trois mois.
Tout comme l'implant, l'injection bloque l'ovulation. Son effet sur les règles est souvent radical : après quelques injections, beaucoup de femmes n'ont plus du tout de saignements. C'est une option intéressante si tu ne veux ni d'objet dans ton utérus, ni de dispositif sous la peau. La seule contrainte est de penser à prendre rendez-vous à temps.
Le principal inconvénient de cette méthode est son côté irréversible à court terme. Une fois l'injection faite, impossible d'en arrêter les effets avant la fin des trois mois. Il faut aussi savoir que le retour à une fertilité normale peut parfois prendre un peu plus de temps après l'arrêt, comparé à d'autres contraceptifs. Le choix entre ces différentes options est vraiment personnel et dépend de ce que tu recherches en termes de confort, de durée d'action et de ton état de santé général.
Comment bien préparer ton rendez-vous médical
Parler d'arrêter tes règles avec un médecin ou une sage-femme, ça peut être intimidant. On a parfois peur de ne pas être prise au sérieux, de ne pas trouver les bons mots. Pourtant, ce rendez-vous est crucial pour prendre une décision qui te ressemble, et une bonne préparation peut transformer une simple consultation en un véritable dialogue constructif.
L'idée, c'est d'arriver en te sentant à l'aise et prête à discuter de tous les aspects de ton projet. Un bon professionnel de santé est là pour t'accompagner, pas pour te juger. Ton bien-être est une raison tout à fait légitime d'explorer les options disponibles.

Fais le point sur tes motivations
Avant de pousser la porte du cabinet, prends un temps pour te poser la question : au fond, pourquoi est-ce que je veux arrêter mes règles ? Plus ta réponse sera claire pour toi, plus la discussion avec le professionnel sera fluide et ciblée.
Les raisons sont multiples et toutes aussi valables les unes que les autres. Par exemple :
- Raisons médicales : Tu souffres de douleurs intenses (dysménorrhée), de migraines liées au cycle, ou tu as une pathologie comme l'endométriose.
- Confort et qualité de vie : Tu en as assez des contraintes logistiques, financières ou mentales qu’imposent les règles, que ce soit pour le sport, le travail ou juste pour te sentir plus libre au quotidien.
- Gestion des saignements : Tes règles sont si abondantes qu'elles pèsent sur ton énergie et te causent peut-être même de l'anémie.
Jette ces raisons sur un papier. Elles seront le point de départ de la conversation et aideront le médecin à cerner précisément tes attentes.
Rassemble les informations clés sur ta santé
Pour t'orienter vers la solution la plus sûre, ton médecin a besoin d'avoir une vision globale de ta santé. Pense à lister tes antécédents médicaux et ceux de ta famille proche.
Voici ce qu'il est utile de mentionner :
- Tes antécédents personnels ou familiaux de thrombose veineuse (phlébite, embolie) ou artérielle.
- D'éventuels soucis de tension artérielle, de diabète ou de cholestérol.
- Ton âge et si tu fumes.
- Toutes les contraceptions que tu as déjà essayées, en précisant comment tu les as vécues (bien, mal, effets secondaires, etc.).
Prépare tes questions (et tes données !)
Un rendez-vous médical est un échange, pas un interrogatoire. Tu as le droit, et même le devoir, de poser toutes les questions qui te passent par la tête. Pour être sûre de ne rien oublier à cause du stress, le mieux est de les noter à l'avance.
Quelques idées de questions à poser :
- Par rapport à ma situation, quelles sont les options (pilule, stérilet, implant) les plus adaptées ?
- Pour chaque option, quels sont les effets secondaires les plus fréquents et combien de temps peuvent-ils durer ?
- En combien de temps puis-je espérer ne plus avoir de saignements du tout ?
- Et si je veux arrêter le traitement, comment ça se passe ?
Pour donner encore plus de poids à ta démarche, rien ne vaut des données concrètes. Suivre ton cycle avec une application comme Moone, par exemple, te permet d'arriver avec un historique précis de tes symptômes : l'intensité de tes douleurs, leur fréquence, leur impact. Présenter ces faits objectifs aide le médecin à mieux comprendre ton vécu et à affiner son diagnostic.
Le choix final t'appartient
Tu as maintenant une vue d'ensemble des différentes options pour gérer ou suspendre tes règles, des raisons qui peuvent motiver ce choix et des points de vigilance à garder en tête. La décision finale, bien sûr, te revient entièrement.
C'est un choix intime, qui doit être aligné avec ton corps, tes ressentis et les recommandations d'un professionnel de santé en qui tu as confiance. Prends le temps nécessaire pour que cette décision soit la plus sereine possible.
Une démarche légitime pour ton bien-être
S'il y a une chose à retenir, c'est bien celle-ci : vouloir améliorer ton confort de vie n'a rien d'un caprice. Que tu envisages une pilule pour arrêter les règles ou une autre approche, ta démarche est forte et parfaitement légitime.
Les solutions pour y parvenir sont multiples, chacune avec ses propres particularités :
- La pilule combinée en continu : pour une gestion souple et au jour le jour.
- La pilule progestative : pour une suppression des règles très probable, mais pas systématique.
- Le stérilet hormonal : pour une tranquillité d'esprit sur plusieurs années.
- L’implant ou l’injection : pour celles qui ne veulent pas penser à leur contraception au quotidien.
Avant toute chose, écoute ton corps
Chaque personne est unique, et la réaction aux hormones l'est tout autant. Ce qui fonctionne à merveille pour une amie ne sera pas forcément la solution idéale pour toi. Le plus important est d'apprendre à écouter les signaux que ton corps t'envoie.
Pose-toi les bonnes questions. Qu'est-ce qui prime pour toi ? La simplicité d'utilisation ? L'efficacité sur le long terme ? La minimisation des effets secondaires ? C'est en pesant le pour et le contre, selon tes propres critères, que tu trouveras la méthode qui te correspond le mieux.
Chez Moone, notre philosophie est de te donner les clés pour mieux te comprendre. En utilisant notre application pour suivre tes symptômes, tu pourras t'appuyer sur tes propres données pour prendre une décision vraiment éclairée.
On répond à tes questions sur l'arrêt des règles
L'idée de prendre une contraception pour ne plus avoir tes règles, ça fait forcément un peu cogiter. C'est tout à fait normal d'avoir une foule de questions sur ce que ça implique pour ton corps, ta santé et ton avenir. On va donc décortiquer ensemble les doutes les plus fréquents pour y voir plus clair.
Cette FAQ est là pour t'apporter des réponses franches, basées sur des faits, loin des idées reçues et des "on-dit". Le but : te donner toutes les cartes en main pour que tu puisses réfléchir à tout ça en toute sérénité.
Est-ce que c'est dangereux pour ma fertilité plus tard ?
C'est LA grande question, celle qui préoccupe le plus. Et la réponse des spécialistes est sans équivoque : non, supprimer tes règles avec une contraception hormonale n'aura pas d'impact sur ta fertilité future.
Pour bien comprendre, il faut visualiser ce qui se passe. La contraception hormonale (pilule, implant, DIU hormonal) met simplement tes ovaires en mode "pause". L'ovulation est suspendue temporairement, ce qui empêche une grossesse de démarrer.
Que se passe-t-il si j'oublie ma pilule prise en continu ?
Oups, l'oubli de pilule... Ça arrive même aux plus organisées ! Si tu prends ta pilule œstroprogestative sans interruption justement pour ne pas avoir tes règles, un oubli peut venir perturber le fragile équilibre hormonal que tu avais mis en place.
La conséquence la plus probable ? L'apparition de spotting, ces fameux petits saignements légers et totalement imprévus. Rien de grave, mais c'est vrai que ça peut être agaçant. La marche à suivre dépend surtout du délai de l'oubli. Si tu t'en rends compte rapidement (généralement moins de 12 heures), prends le comprimé oublié dès que possible et continue ta plaquette comme si de rien n'était.
Si le retard est plus important, l'efficacité contraceptive peut être compromise. Le réflexe à avoir est de consulter la notice de ta pilule et d'utiliser une protection supplémentaire (comme les préservatifs) pendant quelques jours, par sécurité.
Il faut attendre combien de temps avant que mes règles s'arrêtent vraiment ?
La patience est de mise, surtout quand on parle d'hormones ! Il est très rare que les règles disparaissent comme par magie dès le premier mois. Ton corps a besoin d'un petit temps d'adaptation pour s'habituer à ce nouveau rythme sans cycle.
En général, il faut compter deux à trois mois pour que les saignements diminuent vraiment ou s'arrêtent complètement. Pendant cette phase de transition, il est tout à fait normal d'avoir du spotting. Ne te décourage pas, c'est simplement le signe que ton corps est en train de s'ajuster.
Si après plusieurs mois, tu as toujours des saignements irréguliers qui t'embêtent, n'hésite pas à en reparler avec ton médecin ou ta sage-femme. Il est parfois possible d'ajuster le traitement pour trouver ce qui te convient le mieux.
Et les méthodes naturelles pour stopper les règles, ça marche ?
On lit de tout sur internet : boire du jus de citron, du vinaigre, des infusions de plantes... Soyons très clairs : d'un point de vue scientifique, aucune de ces méthodes dites "naturelles" n'a jamais prouvé la moindre efficacité pour stopper ou même retarder les règles.
Le cycle menstruel est une mécanique hormonale complexe et bien huilée. Des aliments ou des boissons n'ont tout simplement pas le pouvoir de l'interrompre. Pire, certaines de ces "astuces", pratiquées à l'excès, peuvent être carrément nocives. Consommer de grandes quantités de substances acides, par exemple, peut abîmer l'émail de tes dents et irriter ton estomac.
La seule façon fiable et sûre de maîtriser tes saignements reste une méthode médicale, choisie et validée avec un professionnel de santé. Ton bien-être ne devrait jamais être mis en péril par des solutions hasardeuses.
Prendre le contrôle de ton cycle est une démarche très personnelle qui mérite le meilleur accompagnement. Chez Moone, nous avons conçu une application pour t'aider à mieux comprendre les signaux de ton corps, suivre tes symptômes et dialoguer plus facilement avec les professionnels de santé. Télécharge l'application et commence à décoder ton cycle dès aujourd'hui sur https://getmoone.com.