Règles et constipation : le guide pour soulager ton ventre

January 15, 2026
Règles et constipation : le guide pour soulager ton ventre

Si tu as l'impression que ton transit se met en pause juste avant ou pendant tes règles, rassure-toi, tu es loin d'être la seule. Ce phénomène, aussi frustrant soit-il, est une conséquence directe du ballet hormonal qui se joue en toi chaque mois. Le lien entre règles et constipation a une grande responsable : la progestérone.

C'est elle qui prend les commandes durant la seconde moitié de ton cycle, et disons qu'elle a tendance à tout mettre au ralenti.

Pourquoi tes intestins se bloquent pendant ton cycle

Après l'ovulation, ton corps se prépare à une éventuelle grossesse. Pour cela, il produit de la progestérone en grande quantité. Cette hormone a un effet relaxant sur les muscles lisses, un peu partout dans ton corps... y compris dans tes intestins.

Imagine tes intestins comme un tube qui fait avancer les aliments grâce à des ondes de contractions. La progestérone vient calmer ce mouvement. Elle diminue la fréquence et la force de ces contractions, ce qui ralentit tout le processus. Résultat : les selles progressent moins vite, l'eau qu'elles contiennent est davantage absorbée, et c'est là que la constipation peut s'installer.

Comprendre ce mécanisme est la première étape pour dédramatiser la situation. Ce n'est pas "dans ta tête", c'est une réaction physiologique tout à fait normale.

Le schéma ci-dessus est très parlant : le risque de constipation grimpe en flèche pendant la phase lutéale, pile au moment où la progestérone atteint son sommet.

Pour y voir encore plus clair, voici un résumé rapide pour visualiser comment tes hormones influencent ta digestion à chaque étape de ton cycle.

Les phases du cycle et leur impact sur ton transit

Phase du cycle Hormone dominante Effet probable sur le transit
Règles (Jours 1-5) Baisse des hormones Le transit peut revenir à la normale, parfois même s'accélérer (diarrhée).
Phase folliculaire (Jours 6-13) Œstrogènes En général, le transit est régulier et confortable.
Ovulation (Jour 14) Pic d'œstrogènes/LH Pas d'impact direct majeur, mais la transition hormonale commence.
Phase lutéale (Jours 15-28) Progestérone Ralentissement net du transit, risque élevé de constipation et de ballonnements.

Ce tableau te donne des repères, mais chaque corps est unique. Le plus important est d'apprendre à écouter le tien.

Un symptôme bien plus fréquent qu'on ne le pense

Non, tu n'es absolument pas un cas isolé. On estime qu'en France, la constipation touche entre 15 % et 35 % des adultes, mais ces chiffres généraux masquent une réalité bien plus marquée chez les personnes menstruées. Beaucoup de femmes, même celles qui ont un transit parfaitement régulier le reste du mois, connaissent ces désagréments digestifs à l'approche de leurs règles. Pour approfondir le sujet, tu peux consulter les recommandations sur la constipation en France qui donnent un bon aperçu du sujet.

Identifier précisément à quel moment de ton cycle ces symptômes apparaissent est la clé. C'est exactement là qu'un suivi attentif, par exemple avec une application comme Moone, peut tout changer. En notant tes sensations jour après jour, tu commences à dessiner une carte de ton propre cycle. Tu peux ainsi repérer les schémas qui se répètent et, surtout, commencer à agir avant que l'inconfort ne s'installe.

Le rôle de la progestérone et des prostaglandines

Pour vraiment comprendre pourquoi tu te retrouves si souvent avec le ventre en vrac avant et pendant les règles, il faut faire un petit tour du côté de ta mécanique hormonale. Deux acteurs principaux entrent en scène chaque mois et sèment un peu la pagaille dans ta digestion : la progestérone et les prostaglandines. Ce sont elles qui tirent les ficelles en coulisses, et leur influence va bien au-delà de ton utérus.

La progestérone : le grand "ralentisseur"

Imagine la progestérone comme une sorte de "calmant" naturel. C'est l'hormone star de la deuxième moitié de ton cycle, la phase lutéale. Sa mission principale ? Préparer l'utérus à une éventuelle grossesse en le gardant bien détendu, en apaisant ses contractions.

Le truc, c'est que cet effet relaxant ne se limite pas à l'utérus. Il touche tous les muscles lisses de ton corps, y compris ceux qui tapissent tes intestins.

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Quand la progestérone atteint son pic, juste avant l'arrivée de tes règles, elle met littéralement le frein à main sur ton transit. Les contractions musculaires de l'intestin, ce qu'on appelle le péristaltisme, deviennent plus paresseuses, moins efficaces.

C'est ce phénomène qui explique en grande partie les ballonnements et la sensation de constipation qui te guettent à cette période. Les selles stagnent plus longtemps dans le côlon, ce qui leur laisse tout le loisir de se déshydrater et de durcir. D'où la difficulté à aller à la selle. Si tu veux creuser un peu plus ces mécanismes, comprendre comment fonctionne un bilan hormonal féminin peut être une piste très éclairante.

Les prostaglandines : le chaos digestif débarque

Mais ce n'est pas tout. Juste avant le début de tes règles, le taux de progestérone s'effondre. Et là, un autre acteur entre en jeu : les prostaglandines.

Ces substances, qui agissent un peu comme des hormones, sont indispensables. C'est elles qui déclenchent les contractions de l'utérus pour expulser la muqueuse utérine (tes fameuses règles !). Le souci, c'est qu'elles ne restent pas sagement dans l'utérus. Elles peuvent s'inviter dans la circulation sanguine et atteindre les intestins, où elles provoquent l'effet inverse de la progestérone : une surstimulation des contractions.

Pour beaucoup, c'est le début des crampes abdominales et, parfois, un passage brutal de la constipation à la diarrhée dès les premiers jours de saignement.

On se retrouve donc face à un scénario en deux actes :

  • Avant les règles : La progestérone est au sommet, le transit est au ralenti. Bonjour la constipation.
  • Pendant les règles : Les prostaglandines débarquent en force, le transit s'emballe. Place aux crampes, aux selles molles ou à la diarrhée.

Cette véritable montagne russe digestive peut être incroyablement déroutante et inconfortable. Mais comprendre ce ballet hormonal, c'est déjà un premier pas essentiel. Ça te donne les clés pour anticiper ces changements et, surtout, pour commencer à mettre en place des stratégies pour mieux les vivre.

Et si la constipation cachait autre chose ? Le cas de l'endométriose ou du SOPK

Pour certaines, la constipation qui débarque avec les règles est juste une nuisance passagère. Mais pour d'autres, c'est un calvaire, avec des douleurs intenses qui s'installent. Si c'est ton cas, il ne faut surtout pas prendre ça à la légère. Parfois, une constipation cyclique particulièrement sévère peut être le signe que quelque chose d'autre se passe, comme une endométriose ou un Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK).

Chez les personnes qui ont de l'endométriose, la cause n'est pas uniquement hormonale. Le problème vient des lésions d'endométriose – des morceaux de tissu qui ressemblent à la muqueuse de l'utérus – qui peuvent venir se nicher sur les intestins ou le rectum. Ces "invités" indésirables créent une inflammation chronique et peuvent même former de véritables obstacles physiques qui bloquent le passage des selles.

Autant dire que le transit devient un parcours du combattant, surtout pendant les règles, quand ces lésions sont les plus actives et douloureuses.

Comment l'endométriose peut bloquer le transit

Pour te faire une image, c'est un peu comme si des petits "nœuds" enflammés s'étaient formés le long de tes intestins. Ces nœuds les rendent moins souples et empêchent leurs contractions naturelles de bien faire leur travail.

  • Un obstacle mécanique : Les lésions les plus profondes peuvent carrément réduire le diamètre de l'intestin, ce qui complique l'évacuation.
  • Une inflammation locale : Cette inflammation permanente irrite les nerfs de la paroi intestinale, ce qui peut ralentir, voire paralyser, les mouvements qui font avancer les selles.
  • Des douleurs en allant à la selle : Quand les selles passent et appuient sur ces zones hyper sensibles, ça peut provoquer des douleurs fulgurantes. C'est un symptôme très souvent rapporté.

Ces signes ne sont jamais à banaliser. Si tu as très mal en allant aux toilettes, en particulier pendant tes règles, c'est une excellente raison d'en discuter avec un professionnel de santé.

SOPK : quand le déséquilibre hormonal s'en mêle

Avec le SOPK, le mécanisme est différent, mais les conséquences sur le transit peuvent être tout aussi pénibles. Le SOPK se caractérise par un déséquilibre hormonal qui dure dans le temps, souvent accompagné d'une résistance à l'insuline. Ces deux facteurs peuvent complètement chambouler la motilité de l'intestin sur le long terme.

Ce dérèglement hormonal quasi permanent affecte la régularité du transit, rendant la constipation bien plus fréquente et pas seulement limitée à la semaine avant les règles. Si tu souhaites creuser le sujet, notre guide sur les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques peut vraiment t'éclairer.

D'ailleurs, les chiffres parlent d'eux-mêmes : en France, on estime que la constipation touche 1,5 fois plus les femmes que les hommes. Et cet écart se creuse encore plus chez les 1,5 à 2,5 millions de Françaises qui vivent avec l'endométriose ou le SOPK. Pour en savoir plus, tu peux consulter les données de la SNFCP sur la constipation.

C'est là qu'un suivi rigoureux de tes symptômes, par exemple avec une application comme Moone, peut changer la donne. En notant précisément l'intensité de ta constipation, à quel moment elle survient et avec quels autres symptômes elle est associée, tu te constitues un historique ultra précieux. Cet historique aidera ton médecin à repérer des schémas significatifs et à poser un diagnostic plus rapidement.

Adopter des solutions naturelles pour soulager ton transit

Maintenant qu'on a vu la mécanique hormonale derrière la constipation pendant les règles, passons aux solutions concrètes. La bonne nouvelle, c'est que tu n'es pas du tout impuissante face à cet inconfort. En adoptant quelques réflexes simples et naturels, tu peux vraiment améliorer ton transit et apaiser ton ventre, surtout durant cette période sensible du cycle.

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La clé, c'est d'aborder le problème sous plusieurs angles à la fois. Pense à une approche globale qui repose sur trois piliers : ce que tu manges, ce que tu bois, et comment tu bouges.

Fais le plein de fibres, mais intelligemment

Les fibres sont les meilleures amies de ton transit, c'est certain. Mais il faut savoir comment t'en servir. Elles agissent un peu comme des éponges dans tes intestins : elles se gorgent d'eau, ce qui augmente le volume des selles et les ramollit. Résultat, leur passage est beaucoup plus facile.

Pense à intégrer ces aliments progressivement dans tes repas, surtout la semaine qui précède tes règles :

  • Graines de chia et de lin : Une ou deux cuillères à soupe dans un yaourt, un smoothie ou ton porridge du matin, et tu verras la différence.
  • Psyllium blond : Cette poudre végétale est une mine d'or de fibres solubles. Commence doucement, avec une petite cuillère à café dans un grand verre d'eau.
  • Légumes verts : Épinards, brocolis, haricots verts... ils sont incontournables pour un transit régulier.
  • Légumineuses : Lentilles, pois chiches et haricots rouges sont des sources incroyables de fibres.
  • Fruits riches en sorbitol : Les pruneaux, abricots secs ou kiwis sont réputés pour leur petit coup de pouce laxatif naturel.

En parallèle, essaye de mettre la pédale douce sur les aliments ultra-transformés. Ils sont souvent pauvres en fibres mais bourrés de graisses et de sucres qui ne font qu'aggraver la situation quand le système digestif tourne déjà au ralenti. Pour creuser le sujet, jette un œil à notre guide complet sur l'alimentation contre la constipation, il est rempli d'idées de repas.

L'hydratation, ton carburant indispensable

Manger des fibres sans boire assez d'eau, c'est un peu comme essayer de faire glisser une éponge toute sèche. Ça coince ! L'eau est absolument cruciale pour que les fibres puissent faire leur travail et gonfler comme il faut.

L'objectif ? Viser entre 1,5 et 2 litres d'eau par jour. Si tu as du mal à boire de l'eau pure, varie les plaisirs : les tisanes (menthe poivrée, gingembre), les bouillons de légumes ou même une eau infusée avec quelques rondelles de citron ou de concombre sont d'excellentes options. C'est un geste simple qui peut tout changer.

Bouge pour réveiller tes intestins

Le mouvement ne fait pas que du bien à tes muscles, il réveille aussi tes intestins. L'activité physique, même la plus douce, encourage ce qu'on appelle le péristaltisme. Ce sont ces fameuses contractions qui font progresser les aliments dans tout ton tube digestif.

Pas la peine de courir un marathon, promis ! Voici quelques idées toutes simples :

  • La marche : Une petite balade digestive de 20 à 30 minutes après les repas, et tu aides déjà à relancer la machine.
  • Le yoga : Certaines postures, en particulier les torsions, viennent masser délicatement les organes digestifs et stimuler le transit.
  • Les étirements : Des étirements doux du ventre et du dos peuvent libérer les tensions abdominales et redonner un peu de mobilité à tes intestins.

Le plus important, c'est de trouver une activité qui te plaît pour la pratiquer régulièrement, surtout quand tu sens que ton transit commence à devenir paresseux à l'approche de tes règles.

Suivre ton cycle pour mieux comprendre ton corps

Chaque cycle menstruel est une histoire unique. Ce qui fonctionne pour une amie ou ta sœur ne sera pas forcément la solution miracle pour toi. C’est justement pour ça qu’apprendre à décoder les signaux de ton propre corps est si puissant. Devenir l'experte de toi-même, c’est reprendre le contrôle et savoir comment agir au bon moment.

Loin d'être un simple outil de fertilité, le suivi de cycle est un formidable carnet de bord. Il te permet de faire le lien entre tes habitudes de vie (ce que tu manges, comment tu bouges, ton niveau de stress) et tes symptômes, y compris cette fameuse constipation qui débarque avec tes règles.

Transformer les observations en actions concrètes

En utilisant une application de suivi comme Moone, tu peux noter jour après jour une foule de petites informations : ce que tu as mangé, ton niveau d'énergie, la qualité de ton sommeil, si tu as fait du sport, et bien sûr, l'état de ton transit.

Après quelques cycles, des schémas commencent souvent à se dessiner.

  • Le lien avec le mouvement : Tu pourrais par exemple réaliser que ta constipation est bien plus marquée les mois où tu as été moins active la semaine précédant tes règles.
  • L'impact de l'alimentation : Peut-être remarqueras-tu que certains aliments, comme les produits laitiers ou les plats très transformés, aggravent systématiquement tes ballonnements juste avant tes règles.
  • L'influence du stress : Il se peut aussi que les cycles particulièrement tendus coïncident avec un transit plus que paresseux.

Ces petites observations sont de vraies pépites d’or. Elles te permettent de passer d’une attitude passive, où tu subis l’inconfort, à une véritable anticipation. Tu peux alors ajuster consciemment tes habitudes avant même que les symptômes n'aient le temps de s’installer.

Un espace sécurisé pour ta santé

Le suivi de tes symptômes est une démarche personnelle, intime. Il est donc absolument essentiel que tes données restent confidentielles.

Chez Moone, nous prenons cet engagement très au sérieux. Toutes les informations que tu nous confies sont sécurisées et chiffrées de bout en bout. Elles ne sont jamais, au grand jamais, partagées avec des tiers. Nous te garantissons un espace bienveillant et totalement privé pour explorer ta santé en toute confiance.

En documentant ton parcours, tu ne fais pas que soulager ta constipation. Tu te donnes les moyens d'avoir des conversations plus précises et constructives avec les professionnels de santé. Arriver en consultation avec un historique clair peut faire toute la différence pour accélérer un diagnostic et trouver des solutions vraiment adaptées. C'est un pas immense pour reprendre en main ton bien-être.

Quand faut-il consulter un professionnel de la santé ?

Même si la constipation pendant les règles est un désagrément courant et souvent sans gravité, il est essentiel de savoir distinguer un simple inconfort passager d'un signal d'alerte qui mérite une attention médicale. Apprendre à écouter ton corps, c'est la première étape pour en prendre soin de manière juste et proactive.

Dans la plupart des cas, cette constipation cyclique est assez prévisible et a tendance à se résoudre d'elle-même une fois les règles terminées. Cela dit, certains symptômes sortent de l'ordinaire et ne devraient jamais être pris à la légère, car ils peuvent masquer un problème plus profond que de simples variations hormonales.

Les signaux d'alerte à ne pas ignorer

Sois particulièrement vigilante si tu remarques l'un des signes suivants. Ces symptômes ne sont pas caractéristiques d'une simple constipation liée au cycle et justifient de prendre rendez-vous avec ton médecin traitant ou ton gynécologue :

  • Une constipation qui apparaît soudainement et s'installe dans la durée, sans montrer d'amélioration après la fin de tes règles ou malgré tes efforts sur l'hygiène de vie.
  • Des douleurs abdominales aiguës et très intenses, qui ne ressemblent en rien aux crampes menstruelles que tu as l'habitude de ressentir.
  • La présence de sang dans les selles, qu'il soit rouge vif ou qu'il rende tes selles noires (ce qui peut indiquer un saignement plus haut dans le tube digestif).
  • Une perte de poids involontaire et inexpliquée sur une période de quelques semaines ou mois.
  • De la fièvre ou des frissons qui accompagnent tes troubles digestifs.

Pour préparer cette consultation, un outil de suivi comme l'application Moone peut être un allié précieux. En y consignant précisément tes symptômes, leur fréquence et leur intensité, tu donneras à ton médecin des informations concrètes et utiles pour orienter son diagnostic. Bien sûr, souviens-toi qu'aucune application ne se substitue à l'avis et à l'expertise d'un professionnel de la santé.

Les questions que tu te poses sur les règles et la constipation

Naviguer entre les hauts et les bas de ta digestion pendant ton cycle, ça peut soulever pas mal d'interrogations. Mettons les choses au clair avec des réponses simples et directes pour que tu comprennes mieux ce qui se trame dans ton ventre.

C'est normal de passer de la constipation à la diarrhée pendant son cycle ?

Oui, tout à fait. C'est même un scénario très classique et qui s'explique parfaitement par le ballet de tes hormones. Juste avant les règles, c'est la progestérone qui mène la danse. Son taux est au plus haut, et l'un de ses effets est de ralentir le transit intestinal. Résultat ? Tu te sens ballonnée, constipée.

Et puis, dès que les saignements commencent, tout bascule. Le taux de progestérone s'effondre, tandis que les prostaglandines, ces substances qui provoquent les contractions de l'utérus pour expulser le sang, débarquent en force. Le problème, c'est qu'elles ne se contentent pas de cibler l'utérus et peuvent aussi stimuler un peu trop les intestins voisins. C'est ce qui explique ce passage parfois brutal de la constipation à des selles plus molles, voire à la diarrhée. Ce "switch" est donc une conséquence directe et mécanique des montagnes russes hormonales de ton cycle.

Est-ce une bonne idée de prendre des laxatifs à ce moment-là ?

La prudence est vraiment de mise. Bien sûr, un laxatif doux pris de façon très occasionnelle peut être une bouée de sauvetage si la constipation est vraiment pénible. Mais attention, ça ne doit surtout pas devenir un réflexe à chaque cycle. Le risque, à force, c'est de créer une sorte de dépendance et de rendre tes intestins "paresseux".

Si la constipation est tellement intense que l'idée d'un laxatif te traverse l'esprit à chaque fois, il est bien plus judicieux d'en parler à ton médecin ou à ton pharmacien. Ensemble, vous pourrez chercher à comprendre ce qui se cache derrière ce symptôme récurrent.

Certains aliments peuvent vraiment empirer les choses ?

Oh que oui ! L'alimentation joue un rôle absolument crucial, surtout quand ton système digestif est déjà chamboulé par les hormones. Les aliments très transformés, bourrés de graisses saturées et de sucres rapides (pense fast-food, viennoiseries, plats préparés) sont particulièrement difficiles à digérer et peuvent freiner encore plus un transit déjà lent.

Chez certaines femmes, une grande consommation de produits laitiers ou de gluten peut aussi être un facteur aggravant. Pendant les quelques jours qui précèdent tes règles, essaye de miser sur des aliments simples et complets : des fruits, des légumes, des légumineuses, des céréales complètes et de bonnes graisses comme celles de l'avocat ou des oléagineux. L'idée n'est pas de te priver, mais juste de voir si de petits ajustements peuvent apporter un vrai soulagement à ton ventre.

Pour aller plus loin et décrypter les schémas propres à ton corps, découvre Moone. L'application t'aide à suivre tes symptômes et à identifier ce qui les déclenche pour mieux vivre avec ton cycle, le tout dans le respect total de ta vie privée. Commencez votre suivi personnalisé sur getmoone.com.